Mona Saanouni
08 Mai 2020•Mise à jour: 08 Mai 2020
AA/Walid Abdallah
Trois personnes ont été tuées, jeudi, et 4 autres ont été blessées dans un raid continu mené par les milices du général putschiste Khalifa Haftar au centre de la capitale Tripoli.
C'est ce qui ressort des déclarations de Amin al-Hachimi, conseiller médiatique du ministère libyen de la Santé accordées à Anadolu Agency.
Hachimi a indiqué que "le raid des milices de Haftar sur la zone de Zawiyat al-Dahmani a fait 3 morts et 4 blessés, jusqu'à présent".
Il a souligné que deux agents de sécurité appartenant au ministère de l'Intérieur figurent parmi les victimes, indiquant qu'ils étaient charger de protéger la zone étant donnée qu'elle abrite plusieurs ambassades étrangères".
Il a également noté qu'un autre agent de sécurité a été grièvement blessé ainsi qu'un volontaire du Croissant-Rouge libyen, lors de leur mission dans la région.
Plus tôt dans la soirée de jeudi, le centre de médias de l'opération Volcan de la Colère a indiqué, dans un communiqué, qu'un "civil est tombé en martyr et d'autres ont été blessés à la suite du raid des milices de Haftar".
Par ailleurs, le porte-parole du service des secours et d'urgence, Oussam Ali, a déclaré à Anadolu Agency que "les obus tirés par les milices de Haftar ont atterri près du siège de l'ambassade italienne et du ministère libyen des Affaires étrangères à Tripoli".
Il a ajouté que le raid a fait des morts et des blessés, soulignant que ses équipes ont été dépêchées sur les lieux.
Ces informations ont été confirmées par le porte-parole du centre médiatique de l'opération Volcan de la colère, Mustafa al-Majai notant que "les obus ont atterri dans la zone de Zawiyat al-Dahmani qui abrite des sièges d'ambassades étrangères dont celles de l'Italie et de la Turquie".
Al-Majai a ajouté que d'autres obus ont atterri près de l'aéroport international de Mitiga à Tripoli et du port maritime, soulignant que ces obus n'ont pas fait de victimes.
Les milices de Haftar ont intensifié les attaques visant les civils dans le cadre d'une attaque défaillante lancée depuis le 4 avril 2019, pour prendre le contrôle de Tripoli, siège du gouvernement internationalement reconnu, au cours de laquelle elles ont subi de lourdes pertes humaines et matérielles.