Mona Saanouni
08 Mai 2020•Mise à jour: 08 Mai 2020
AA/ New York / Mohamed Tarek
Les Nations Unies ont annoncé, jeudi, que le nombre des attaques qui ont ciblé des hôpitaux de campane et des services de santé en Libye s’élève à 13, depuis le début de l’année.
C’est ce qui ressort d’une conférence de presse animée en visioconférence à New York, par le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric.
Le gouvernement libyen accuse les milices du général putschiste, Khalifa Haftar, de lancer des attaques délibérées sur des hôpitaux de campagne e et des services de santé dans la capitale Tripoli, faisant des dizaines de morts et de blessés.
Dujarric a indiqué que les hôpitaux pris comme cible sont des hôpitaux réservés pour soigner les personnes atteintes par la pandémie du Covid-19.
Le nombre des contaminations confirmés au Covid-19, a-t-il ajouté, s’élève à 64, précisant que la pandémie a fait jusqu’à présent trois décès.
Dujarric a fait part de la crainte de l’ONU quant à la non-annonce des cas de contaminations au virus, au vu du manque des tests de dépistage et des moyens médicaux ».
« La poursuit des violets raids et des affrontements armés dans plusieurs points à Tripoli a fait des victimes parmi les civils », a lancé le porte-parole onusien.
Les milices de Haftar ont, récemment, intensifié leurs attaques contre des objectifs civils à Tripoli, une escalade considérée par les observateurs comme une compensation des lourdes pertes essuyées par ces milices dans ses affrontements avec les forces du gouvernement de l’Entente, particulièrement, la parte de villes sur le littoral ouest près des frontières tunisiennes.
En dépit de l’annonce par les milices de Haftar, le 21 mars dernier, de leur accord pour une trêve, afin de concentrer les efforts sur la lutte contre la pandémie du Covid-19, il n’en demeure pas moins qu’elles poursuivent une attaque lancée le 4 avril 2019 dans le but de prendre le contrôle de la capitale Tripoli, siège du gouvernement de l’Entente national, internationalement reconnu.