AA / Istanbul / Çiğdem Pala
L’envoyé spécial des Nations Unies pour la Libye, Bernardino Leon, estime qu’il sera possible de parvenir à un accord entre les belligérants du conflit inter-libyen dans les deux ou trois prochaines semaines.
Leon s’exprimait lors d’un point de presse, mardi, à Istanbul, au terme d’une réunion à huis clos de plus de quatre heures avec une délégation du Congrès National Général (CNG) libyen (Tripoli).
«Nous n’avons pas abordé tous les sujets, mais le plus important, c’est que les discussions étaient franches. Nous leur proposons toujours d’évoquer la possibilité d’une nouvelle solution au conflit», a-t-il indiqué.
Répondant à une question sur le refus du CNG de signer l’accord politique, Leon a expliqué que «l’accord n’est pas définitif, et l’accord final sera établi et signé lorsque les parties en conflit parviendront à un consensus sur tous les dossiers. Cela devrait se faire le 20 octobre prochain», a-t-il dit.
Le chef de la délégation du CNG, Mohamed Tkala, a déclaré que la réunion visait à parvenir à un accord politique satisfaisant pour toutes les parties.
S’agissant de la signature de l’accord [déjà paraphé par le gouvernement de Tobrouk], Tkala a déclaré: «L’émissaire onusien nous a expliqué, lors de l’actuelle réunion, que la signature est une simple formalité, et que le dialogue et les concertations se poursuivent», ajoutant que «la délégation présente à Istanbul n’a pas les prérogatives de signer, cela relève des prérogatives de la délégation de négociateurs principaux qui traiteront tous les dossiers dans le détail».
Un nouveau cycle du dialogue inter-libyen a démarré la semaine dernière à Skhirat (Maroc), sous la supervision de la Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL) qui avait présenté aux parties en conflit un accord politique visant à résoudre la crise libyenne, et en l'absene du CNG.
Plusieurs parties, dont le gouvernement de Tobrouk (Est) et nombre de responsables locaux (des maires et des présidents de conseils municipaux dont celui de Misrata) ont paraphé l’accord, le mois dernier au Maroc, mais le CNG a refusé de signer et exigé que des points de l’accord soient modifiés.
Deux autorités se disputent le pouvoir en Libye: Le gouvernement provisoire issu du Parlement de Tobrouk et siégeant à al-Beïda (Est), et le gouvernement de Salut issu du Congrès National Général et siégeant à Tripoli (ouest).