« Nous sommes optimistes quant à la possibilité de parvenir à un consensus. Nous avons une opportunité importante, et c’est pour cela que nous sommes à Genève ». C’est ce qu’a déclaré, jeudi soir, dans la cité helvétique, un membre de la délégation du Congrès national général libyen, Abderrahman Al-Swahli, au correspondant d’Anadolu, avant son entretien avec l'envoyé spécial de l'ONU pour la Libye, Bernardino Leon.
Nous sommes venus à Genève, pour « opérer quelques ajustements au niveau du document de l’accord politique. Et si cela est fait, l’accord final sera signé » affirme Al-Swahli.
Un nouveau round du dialogue politique inter-libyen a démarré, jeudi, à Genève (Suisse), dans l’objectif de trouver une solution au conflit qui secoue le pays depuis plus d’un an.
L’envoyé spécial des Nations Unies pour la Libye, Bernardino Leon, avait annoncé, mardi, à Istanbul, qu’il serait possible de parvenir à un accord entre les belligérants du conflit inter-libyen dans les deux ou trois prochaines semaines.
Leon, avait, par ailleurs, déclaré, vendredi dernier, lors d’une conférence de presse, que l’accord final sera signé le 21 septembre courant.
Plusieurs parties, dont le gouvernement de Tobrouk (Est) et nombre de responsables locaux (maires et présidents de conseils municipaux dont celui de Misrata) ont paraphé l’accord, le mois dernier au Maroc, mais le CNG a refusé de signer et exigé que des points de l’accord soient modifiés.
Le dialogue inter-libyen a démarré en janvier dernier à Genève et se poursuit à travers plusieurs cycles et avec une médiation onusienne qui cherche à mettre un terme à la division politique et à l’instabilité et l'insécurité qui frappent le pays.
Deux autorités se disputent le pouvoir en Libye: Le gouvernement provisoire issu du Parlement de Tobrouk et siégeant à al-Beïda (Est), et le gouvernement de Salut issu du Congrès National Général et siégeant à Tripoli (Ouest).