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Erdogan: "Il existe une volonté d'assiéger la Turquie de la Méditerranée au Caucas

- "En même temps que nous protégeons l’unité de notre peuple et de notre nation, ainsi que la force de notre État, nous agissons pour fendre ce siège", a déclaré le Chef de l'Etat turc.

Tuncay Çakmak  | 02.10.2020 - Mıse À Jour : 03.10.2020
Erdogan: "Il existe une volonté d'assiéger la Turquie de la Méditerranée au Caucas

Ankara

AA / Konya (Turquie)


Le Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a affirmé que les crises qui entourent la Turquie, de la Syrie à la Méditerranée, en passant par le Caucase, sont la démonstration d’une volonté d’assiéger la Turquie.


Le Chef de l’État turc a pris la parole, vendredi, lors de l’inauguration de l’Hôpital urbain de Konya, dans le centre de la Turquie, un gigantesque complexe hospitalier ultra-moderne, de dernier cri, avec une capacité d’accueil de 1250 lits, dont 256 en soins intensifs, 380 polycliniques et 49 salles d’opérations, un nouvel atout pour la Turquie dans son combat contre l’épidémie de Covid-19.


Il s’agit du 12ème hôpital urbain inauguré et 6 autres seront terminés d’ici fin 2021.


Après être revenu sur ce projet de construction de grands hôpitaux urbains à travers toute la Turquie, un projet qu’il a lui-même initié et qui lui tient extrêmement à cœur, Erdogan s’est exprimé sur les sujets de questions internationales.


Il a d’abord renouvelé le soutien infaillible d’Ankara à l’Azerbaïdjan qui mène un combat contre l’occupation illégale de l’Arménie sur ses territoires du Haut-Karabagh.


"Ce combat se poursuivra jusqu'à la libération du Haut-Karabagh occupé", a-t-il lancé, critiquant ainsi l’inaction, depuis près de 30 ans de la communauté internationale et du Groupe de Minsk (au sein de l’OSCE) qui n’ont rien fait pour mettre fin à l’occupation arménienne pourtant condamnée par plusieurs résolutions de l’ONU.


Le Président turc a ensuite mis l’accent sur la volonté de la Turquie de résoudre chaque problème avant tout par le dialogue et la diplomatie. Il a donné les exemples des développements en Libye et en Méditerranée orientale.


Il en a profité pour dénoncer les discours ornés de menaces et de chantages de certains pays au sein de l’Union Européenne.


"Ceux qui n'ont pas réussi à nous faire reculer en Méditerranée orientale par la menace et le chantage, ont été contraints de tendre l'oreille à nos appels au dialogue", a-t-il relevé.


Il a aussi mentionné le conflit en Syrie, où l’organisation terroriste YPG/PKK, appuyée par certaines puissances, a voulu créer un État terroriste au sud de la frontière turque.


"Ceux qui planifiaient de nous menacer depuis la Syrie doivent comprendre qu'ils n'ont plus aucune chance de succès. Tout endroit qui constitue une menace pour notre pays, est une zone où nous pouvons mener des opérations {antiterroristes]", a-t-il soutenu.


Mais pour le Chef de l’État turc, toutes ces crises démontrent autre chose. Et pour comprendre ce que c’est, il faut relier tous ces points sur une carte.


"Si vous reliez les zones de crises de la Syrie à la Méditerranée, et dans le Caucase, vous constatez qu'il s'agit d'une volonté d'assiéger la Turquie", a-t-il affirmé.


"En même temps que nous protégeons l’unité de notre peuple et de notre nation, ainsi que la force de notre État, nous agissons pour fendre ce siège", a-t-il conclu.

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