Bilal Müftüoğlu
19 Avril 2016•Mise à jour: 19 Avril 2016
AA - Strasbourg - Bilal Muftuoglu
La Turquie partage les valeurs que représente le Conseil de l'Europe, dont la liberté d'expression, pourtant cette dernière ne peut pas légitimer la propagande ou les activités terroristes, a souligné le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu.
Invité de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), réunie en séance plénière à Strasbourg, le Premier ministre turc s'est entretenu avec le Secrétaire général du Conseil Thorbjorn Jagland, en compagnie du ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu et le ministre turc de l'Union européenne (UE) Volkan Bozkir.
La liberté d'expression est une "valeur fondamentale que tout le monde doit respecter", a insisté Davutoglu lors de son entretien, y mettant toutefois des limites, dont les injures envers les individus ou encore le soutien aux actes terroristes.
"La Turquie est un Etat de droit qui soutient toutes les valeurs que représente le Conseil de l'Europe, dont la liberté d'expression. Néanmoins, la liberté d'expression ne doit pas être détournée à des fins terroristes", a noté Davutoglu fustigeant les critiques sur la régression de la liberté d'expression en Turquie.
La Turquie accueille en son sein 3 millions de réfugiés syriens, devenant ainsi le premier pays d'accueil de réfugiés dans le monde, a rappelé Davutoglu pour affirmer que le dossier de son pays en matière des droits de l'homme doit être traité en prenant ce "défi" en considération.
"Aucun pays n'a affronté un tel défi. Je suis fier de ma nation. Le peuple turc n'a eu aucune attitude hostile vis-à-vis des réfugiés ou des Syriens. Nous les avons acceptés comme nos frères", a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, la rencontre avec Jagland a été l'occasion pour la Turquie de signer le protocole additionnel à la Convention sur la cybercriminalité, relatif à l'incrimination d'actes de nature raciste et xénophobe commis par le biais de systèmes informatiques.