Bilal Müftüoğlu
19 Avril 2016•Mise à jour: 19 Avril 2016
AA - Strasbourg - Bilal Muftuoglu
Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a salué mardi l'accord conclu entre la Turquie et l'Union européenne (UE) sur les réfugiés, fustigeant l'idée d'un "assouplissement" des critères pour la libéralisation du régime de visas pour les ressortissants turcs en contrepartie de l'accord.
"L'accord Turquie-UE respecte les normes internationales et le plan commence à fonctionner", a noté Juncker devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), réunie en séance plénière à Strasbourg.
La mise en œuvre de cet accord n'exempt pourtant pas la Turquie des critères qu'elle doit accomplir avant d'obtenir la libéralisation des visas pour ses ressortissants.
"La Turquie doit remplir toutes les conditions restantes pout que la Commission puisse adopter sa proposition dans les prochains mois [...] Nous n'allons pas assouplir les critères pour la libéralisation des visas pour la Turquie", a-t-il ajouté.
Juncker a par ailleurs refusé les critiques allégeant que l'UE "abandonne ses valeurs" par l'accord qui prévoit l'allocation de 6 milliards d'euros d'aide pour la Turquie.
Le président de la Commission s'entretiendra au courant de la journée avec le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu, invité de l'APCE pour son débat d'urgence sur la crise des réfugiés.
Avant son départ pour Strasbourg, Davutoglu avait affirmé que l'UE devrait respecter ses engagements vis-à-vis de la libéralisation des visas, soulignant que le cas échéant, la Turquie stopperait sa coopération sur la question des réfugiés.
"C’est un engagement mutuel, si l’UE ne respecte pas ses engagements, il ne faudra pas attendre de la Turquie qu'elle mette en œuvre ses engagements", avait-t-il prévenu.