AA/Khartoum (Soudan)
Les ministres des Affaires étrangères d’Egypte et l’Ethiopie sont arrivé, lundi, dans la capitale soudanaise, Khartoum, pour participer, mardi, à la rencontre d’un comité tripartite – incluant le Soudan – sur le projet éthiopien de barrage hydroélectrique sur le Nil.
Les ministres égyptiens des Affaires étrangères, Sameh Chokri, et de l’Eau, Hossam al-Moghazi, ont été accueillis, à l’aéroport international de Khartoum, par le ministre soudanais de l’Eau, Moataz Moussa.
Le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Tedros Adhanom, est également arrivé dans la capitale soudanaise, tandis que Alemayehu Tegenu, ministre éthiopien de l’Eau arrivera, plus tard durant la journée de mardi.
Les trois pays africains mènent des discussions sur les différentes conséquences, pour chaque pays, du mégaprojet éthiopien du Barrage de la Renaissance [Grand Ethiopian Renaissance Dam (GERD)], d’une valeur de plusieurs milliards de dollars.
L’Ethiopie projette de construire plusieurs barrages pour la production de l’électricité, dont le barrage de la Renaissance sur le Nil, d’une valeur de 6,4 milliards de dollars US, et qui a mis à rude épreuve les relations avec l’Egypte.
L’édifice baptisé barrage de la "Renaissance" a en particulier suscité les craintes de l’Egypte quant à son impact sur sa quote-part annuelle des eaux du Nil, évaluée actuellement à 55,5 milliards de mètres cubes et sur sa sécurité nationale en cas d’effondrement de l’édifice.
Addis-Abeba a cependant affirmé à plusieurs reprises que le barrage profiterait aux deux Etats en aval du Nil, le Soudan et l’Egypte.