AA/Addis-Abeba (Ethiopie)/ Ahmed Abdalla
Le Secrétaire-général du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (SPLM-N), Yasser Arman, a déclaré que son mouvement était désireux d’établir la paix au Soudan.
« Le SPLM-N est désireux de maintenir la paix au Soudan » a affirmé Arman à l’Agence Anadolu (AA) dans un entretien exclusif. « [Le SPLM-N] veut trouver des solutions aux problèmes généraux de tout le Soudan » a ajouté le Secrétaire-général.
Au début du mois d'avril, le SPLM-N et Khartoum avaient lancé des pourparlers de paix, dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, visant à mettre fin à une insurrection longue de trois années dans les Etats du Nil bleu et du Kordofan.
Arman a reproché au gouvernement soudanais de ne se concentrer que sur la situation des Etats du Nil bleu et du Kordofan durant les négociations de paix.
« Il y a un malentendu entre le SPLM-N et le gouvernement » a soutenu le chef des rebelles.
« SPLM-N veut parvenir à un accord et adhérer à l’ordre du jour du dialogue, puis former un comité de sécurité » a argumenté Arman, avant d’ajouter « Mais le gouvernement veut d’abord former le comité puis [établir un] cessez-le-feu avant de signer l’accord.»
« Cela a créé un malentendu, parce nous voulons que l’aide humanitaire atteigne les personnes touchées » a expliqué le Secrétaire-général du SPLM-N, avant de conclure « nous ne voulons pas la guerre, mais nous sommes forcés de nous battre. Notre choix est la paix [et] nous croyons en un Soudan uni. »
Depuis 2011, le SPLM-N mène une insurrection active contre le gouvernement de Khartoum, dans les Etats soudanais du Nil Bleu et du Kordofan.
Classée organisation illégale par le gouvernement, le mouvement regroupe principalement des combattants ayant fait cause commune avec le Soudan du Sud durant la guerre civile. L’année 2005 a vu la proclamation d’un traité de paix qui a ouvert la voie à la sécession du Soudan du Sud, six années plus tard