AA/Beni/Fiston Mahamba Larousse
Quatorze personnes ont été condamnées pour terrorisme, lundi, par le Tribunal de Grande Instance de Béni, dans l’Est de la République démocratique du Congo, a indiqué une source juridique congolaise à Anadolu.
Les personnes comdamnées, pour la plupart des civils, étaient membres du noyau dur de la rébellion ougandaise radicalisée des Forces Démocratiques Alliées (ADF) responsable des massacres qui ont fait plus de 350 civils morts entre octobre 2014 et juin 2015, selon les chiffres des organisations de défense de droits humains et de la société civile locale.
Un prévenu a été condamné à vie, alors que les autres ont écopés des peines allant de 5 à 20 ans de prison, selon le jugement énoncé par le président du tribunal de grande instance de Beni, Alain Kanane Sanvura.
Parmi les 14 condamnés figurent deux sujets ougandais,arrêtés alors qu’ils détenaient des pièces d’identité congolaises falsifiées dont ils se seraient servi pour échapper aux services de renseignements, selon la même source juridique.
Pour la justice, toutes ces personnes étaient membres du réseau commercial qui facilitait le ravitaillement de la rébellion ADF en vivres et l’approvisionnement de rebelles en éléments intervenant dans la fabrication de bombes artisanales (morceaux de ferrailles et autres accessoires) dont la plupart sont exportés de l’Ouganda.
«Ces bombes artisanales ont servis les rebelles ADF lors d' attaques contre la ville de Beni et certaines localités situées en territoire de Beni» a indiqué à Anadolu, le lieutenant Mak Hazukay, porte-parole adjoint des opérations Sokola 1 (campagne militaire menée par l’armée Congolaise depuis janvier 2014 visant à neutraliser le groupe armé ADF et ses alliés.)
«Ces peines sont une alerte de découragement vers tous les citoyens collaborant avec les rebelles ADF. Ils doivent mettre fin à ces accointances qui nuisent à leur propre sécurité et celle de leurs compatriotes. Aussi ils doivent savoir que toute participation à un groupe terroriste constitue un crime contre l’humanité», a justifié le président du tribunal.