AA/Goma(RDC)/Gaius Kowene
Les rebelles des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda, FDLR, ont proposé, vendredi, à la communauté internationale une nouvelle vague de au lendemain du lancement des opérations en vue de leur désarmement manu militari,
Victorn Biringiro, président Ad intérim du mouvement rebelle rwandais a proposé à la communauté internationale une nouvelle vague de reddition volontaire en mi-février et mi-mars, selon une lettre adressée aux nations Unies et aux organisations régionales dont Anadolu a reçu copie.
Il a par ailleurs réitéré la demande à la communauté internationale d’intervenir pour « l’organisation d’un dialogue politique » avec l’actuel régime de Kigali(Rwanda).
Jeudi, l’armée Congolaise a lancé les opérations militaires contre les FDLR, un groupe armé d’environs 1400 combattants, essentiellement des membres de l’ethnie Hutu. Pendant le génocide rwandais de 1994, ils se sont réfugiés en RDC, fuyant le Front Patriotique Rwandais, FPR, à prédominance Tutsi, dirigés par Paul Kagame, actuel président du Rwanda.
Pour la Mission Onusienne au Congo, Monusco, ce geste des rebelles Rwandais n’est pas sincère. Au cours d’un briefing avec les journalistes ce Vendredi, Daniel Ruiz, chef du bureau de la Monusco au Nord kivu (est de la RDC), a expliqué que cette reddition n’aura aucun effet sur les opérations militaires en cours.
« Ils ont eu 6 mois pour baisser les armes, ils ne l’ont pas fait. Les FDLR connaissent nos bureaux de désarmement proche de leurs bases et n’ont pas besoin de rédiger une quelconque lettre pour s’y rendre » poursuit Daniel Ruiz.
En mai 2014, les FDLR ont amorcé un processus de reddition volontaire après des menaces d’une attaque imminente de l’armée congolaise appuyée par la Brigade d’intervention de l’ONU. Le conseil de sécurité et les pays de la sous région leur ont alors accordé 6 mois pour achever le processus. Cet ultimatum a expiré le 2 Janvier dernier, sans que tous les rebelles aient déposé leurs armes.