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Le président sortant togolais, Faure Gnassingbé, a appelé ses militants à ne pas engager le pays dans une spirale de violence électorale, en déclarant que "personne ne veut plus de violence en Afrique", a constaté le correspondant d'Anadolu.
"L’exemple du Nigéria fait grandir ce pays, et nous nous en réjouissons parce que personne ne veut plus de violence en Afrique" a déclaré Faure Essozimna Gnassingbé à l’occasion d’un grand meeting à Tado, à 200 km de la capitale Lomé.
Le candidat du parti présidentiel, Union pour la République (UNIR), entré en campagne en début de semaine face à quatre candidats, s'est dit disposé à reconnaître son échec, si tel serait le verdict des urnes, le 25 avril.
"Je demande à ceux qui me font confiance, à ceux qui croient en ce parti UNIR, de rester calmes. Ne cédez à aucune provocation que ce soit. Soyez respectueux de ceux qui ne partagent pas nos idées" a ajouté le chef de l’Etat togolais, en lice pour son troisième mandat depuis 2005.
"Mais, allez les convaincre de faire le bon choix, le choix utile du développement et de la modernisation du Togo, et s’ils ne veulent pas, faites comme le disent les ivoiriens, y a pas bagarre" a-t-il poursuivi.
En invitant les autres candidats à "prendre [également] le pari de la non-violence", Faure Gnassingbé a souhaité "que les élections de cette année soient sans violence, que les résultats soient crédibles et que la légitimité du processus soit reconnue sur le plan national et international". Il a également rappelé la nécessité d'éviter au Togo le scénario de la violence électorale de 2005, qui a fait des centaines de morts.
"Aujourd’hui, et jusqu’à la proclamation des résultats, les projecteurs seront braqués sur notre pays. Soyons responsables, faisant l’effort de la tolérance. Comme si on était en fête, pour que notre pays soit bien vu de l’extérieur. Parce que quand on parle mal du Togo, ça fait mal à nous tous » a conclu Faure Gnassingbé.