Sami Anwar Rashad Ahmed
24 Octobre 2017•Mise à jour: 24 Octobre 2017
AA/ Washington
Le département d'Etat américain a annoncé lundi, des sanctions économiques contre les dirigeants actuels et précédents de l'armée du Myanmar, dans le contexte des violences dans la province d'Arakan (ouest).
C’est ce qu’a indiqué la porte-parole du Département d'Etat américain, Heather Nauert, dans un communiqué dont Anadolu a eu copie.
"Les Etats-Unis soutiennent le Myanmar dans son processus de transition à une société démocratique", a déclaré Nauert, tout en annonçant de nouvelles mesures contre de hauts responsables de son armée, actuels et précédents, en raison des violences.
La porte-parole a réitéré la profonde préoccupation de son pays face aux développements dans la province d'Arakan, soulignant que toute personne ou organe responsable de telles actions sera tenu pour responsable.
Washington avait déjà pris des mesures contre le Myanmar en raison de la situation des musulmans rohingyas, dont la suspension de la vente d'armes à son armée, a rappelé Nauert.
En ce qui concerne les nouvelles mesures, elle a déclaré que de nouvelles options ont été évaluées, dont des mesures économiques visant les dirigeants de l'armée du Myanmar.
Les dirigeants militaires du Myanmar qui ont pris part à la violence à Arakan ne bénéficieront pas des programmes d'aide américains, a-t-elle indiqué.
Heather Nauert a souligné que les autorités compétentes des États-Unis, ont déjà commencé à appliquer des sanctions économiques aux personnes concernées.
En outre, elle a appelé le gouvernement du Myanmar à permettre immédiatement aux équipes des Nations Unies, aux organisations humanitaires et aux journalistes d'entrer dans les zones de violences.
L’ONU a annoncé, hier lundi, que le nombre des réfugiés des musulmans Rohingyas ayant fui la violence au Myanmar vers le Bangladesh depuis août dernier, a atteint les 603 mille.
Le gouvernement de Myanmar considère que les musulmans Rohingyas sont « des migrants illégaux» du Bangladesh, tandis que l’ONU les qualifie de «minorité religieuse la plus opprimée au monde ».