AA/Washington/Erkan Avci
Des dizaines de Turcs ouïghours ont manifesté, dimanche, dans la zone de Dupont Circle, dans la capitale américaine Washington DC, pour protester contre les agissements des autorités chinoises au Turkestan oriental (Xinjiang), dans l’ouest de la Chine.
Les manifestants ont brandi des banderoles appelant «la Chine à mettre fin aux violations des droits de l’Homme» auxquelles s'adonnent les autorités, et à cesser son «nettoyage ethnique contre les Ouïghours», en scandant des slogans qualifiant le régime de Pékin de «criminel».
Les manifestants (dont des Turcs et des Azéris) ont également condamné le renvoi par la Thaïlande de 100 réfugiés ouighours vers la Chine. Ils ont relevé que «le Turkestan a été annexé par le régime communiste à la Chine, en 1949», soulignant que «depuis cette date, son peuple est persécuté, et ses droits violés».
Les autorités chinoises ont interdit aux fonctionnaires, élèves, et enseignants du Turkestan Oriental d’observer le jeûne, au cours de ce mois de Ramadan, tout comme l’année dernière.
La Chine comprend dix minorités musulmanes sur les quelques 56 groupes ethniques que compte le pays. Les «Hui» (Chinois musulmans), les Ouïghours, Kirghize, Kazakhs, Tadjiks, Tatars, Ouzbeks, tout comme les Salar, les Bonan, et les Dongxiang peuplent densément les régions du nord et du nord-ouest de la Chine.
La Chine contrôle le Turkestan oriental, peuplé d’une majorité turque musulmane, depuis 1949. Cette région que Pékin a baptisé «Xinjiang», c’est-à-dire la nouvelle frontière, a été le théâtre de graves violences depuis l’année 2009. Ses habitants revendiquent l’indépendance, tandis que la Chine considère que la région revêt une importance stratégique.