AA/ Niamey/ Bureima Balima
Depuis l’attaque de Bosso, à la frontière avec le Nigéria, dans la région du Lac Tchad, le 6 février dernier, 513 éléments de Boko Haram ont été tués et 216 éléments soupçonnés d'être proches du groupe armé nigérian ont été arrêtés, a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Adili Toro Mainassara, lors d’un point de presse, mardi à Niamey.
« 513 éléments de Boko Haram ont été tués et 347 individus soupçonnés d’être proches du groupe armé nigérian ont été interpellés. 132 parmi ces derniers ont été déférés à la cellule anti-terroriste. Ce qui a porté le nombre des personnes détenues par la cellule anti-terroriste pour relations suspectes avec Boko Haram à 216 », a expliqué le porte-parole du ministère.
Il a, en outre, regretté la mort de 24 agents des forces de défense et de sécurité ainsi que d’un civil, à la date du 08 mars 2015.
La mesure de l’état d’urgence décrété dans le pays a permis, selon lui, la réduction des risques d’attaques par les éléments de Boko Haram du fait de l’interdiction totale de la circulation des véhicules et des motos de 20h à 6h.
Le gouvernement du Niger a décidé, mardi 24 février 2015, de prolonger de trois mois l’état d’urgence décrété dans la région de Diffa du sud-est, à la frontière avec le Nigeria. Depuis le 11 février, la ville de Diffa a été mise en état de siège face à la multiplication des attaques de Boko Haram. Niamey avait pourtant affirmé que c’était pour une durée de 15 jours.