AA/Lagos (Nigéria)
Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, actuellement en visite de deux jours au Nigéria, a appelé, lundi, à la «libération sans conditions» des plus de 200 lycéennes enlevées en 2014 par Boko Haram, à Chibok, village de l’Etat du Borno.
«Cette semaine marquera le 500e jour depuis l’enlèvement des lycéennes de Chibok» a déclaré Ban lors d’une conférence de presse conjointe avec le président nigérian, Muhammadu Buhari, à Abuja.
«Je souhaite réitérer mon soutien aux jeunes filles de Chibok et aux nombreux garçons et fillettes, innocents dont les noms et le sort demeurent inconnus» a lancé Ban ki-moon.
«Il est intolérable que leur vie et leur éducation aient été brisées de cette manière. Le monde entier a été bouleversé par leur sort» a-t-il ajouté.
Le 14 avril 2014, des hommes armés du groupe Boko Haram avaient pris d’assaut un lycée de jeunes filles, situé à Chibok, ville de l’Etat du Borno et enlevé 276 écolières, d’après les chiffres officiels.
Selon les autorités nigérianes, cinquante-sept des jeunes filles avaient réussi depuis, à s’enfuir par leurs propres moyens. Le sort du reste des lycéennes demeure inconnu.
A l’époque de la tragédie, qui avait fait les titres des médias du monde entier, plusieurs pays, dont les Etats-Unis, avaient offert d’aider le Nigéria.
Le Secrétaire général de l’ONU a exhorté les nations du monde à approfondir leur collaboration «indispensable» dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et a salué les efforts de réformes et de lutte contre la corruption du président nigérian.