Abdel Ra'ouf Daoud Abdel Ra'uof Arnaout
03 Août 2017•Mise à jour: 03 Août 2017
AA/ Jérusalem / Abdel Raouf Arnaout
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne devrait démissionner que s'il est reconnu coupable, a déclaré la ministre israélienne de la Justice, Ayelet Shaked.
Dans une interview accordée jeudi au journal israélien Yediot Aharonot , la ministre a souligné que la déposition d’un acte d’accusation contre le Premier ministre ne suffisait pas pour démettre Benjamin Netanyahu, et que ce dernier ne devrait partir que s‘il serait inculpé.
"La loi dispose que le Premier ministre n'a pas à démissionner. Nous allons attendre et voir. Il y a beaucoup de désinformation dans les médias, par exemple dans certains rapports, le Premier ministre ou même certains ministres sont impliqués dans l'affaire des sous-marins. Or, le procureur général récusé ces allégations », a expliqué la ministre de la justice.
La police israélienne enquête depuis quelques mois sur le Premier ministre pour corruption, mais n’a pas encore décidé de demander au procureur général de déposer un acte d'accusation contre lui.
Shaked s’est dite confiante que le gouvernement résistera probablement, même dans le cas d'un acte d'accusation contre Netanyahu."Il faudrait que quelque chose d'extrême se passe pour que le gouvernement tombe", a-t-elle déclaré.
"Pour l'instant, il n'y a même pas de recommandation d'accusation. Les personnes responsables de cette décision sont le conseiller juridique du gouvernement et le procureur général. Ils travaillent en tandem et prendront cette décision. Jusque cela, laissez le Premier ministre et le gouvernement continuer à travailler ", a ajouté Shaked.
Les déclarations de Shaked interviennent à la suite de l'annonce de la police israélienne de vouloir auditionner l'ancien directeur de cabinet de Netanyahou, Ari Harow, en tant que témoin principal dans les enquêtes contre le Premier ministre, notamment le « dossier 2000 » où Netanyahu est soupçonné d'avoir tenté de corrompre l'éditeur de « Yediot Aharonot ».
Des rapports médiatiques soutenaient que les négociations avec Harow étaient à un stade avancé. Harow est celui qui avait enregistré des entretiens entre Netanyahu et l'éditeur de Yediot, Arnon Moses.
Dans un autre affaire, baptisée «dossier 1000», Netanyahu devrait faire face à de lourdes accusations de conflits d’intérêts et de corruption en lien avec des hommes d’affaires.