AA/Al Qods/Ala Rimaoui
L'armée israélienne a annoncé jeudi, le déploiement, dans le sud du pays, de deux batteries du dispositif de défense antibalistique dit «Dôme de fer», en raison de craintes de la détérioration de la situation sécuritaire, dans le contexte de la dégradation de l’état de santé du prisonnier Mohammed Allan.
La radio publique israélienne a cité des sources de l'armée, affirmant que «l'armée israélienne a déployé, jeudi après-midi, deux batteries du système anti-missile Dôme de fer à Ashdod, en prévision d’une éventuelle détérioration de la situation sécuritaire dans le sud du pays ».
La deuxième chaîne israélienne a déclaré que «les forces de sécurité d’Israël se préparent à toute urgence sécuritaire, dans le contexte des informations sur l'état de santé du prisonnier Mohammed Allan».
Le directeur du Centre Ahrar (défense des droits humains), Fouad Khuffash a déclaré à Anadolu que «l'état de santé du prisonnier Allan est en amélioration, mais d’un point de vue médical, il est encore dans un état grave».
Le mouvement du Jihad islamique a mis en garde Israël contre une forte réaction, si la vie d’Allan était affectée.
Diverses sources israéliennes et palestiniennes avaient annoncé, mercredi, que «la Haute Cour de justice israélienne, a suspendu la détention administrative visant Mohamed Allan, en grève de la faim depuis plus de deux mois».
Le journal israélien Haaretz a affirmé que «le tribunal a pris cette décision après l'examen de l'état de santé du prisonnier palestinien».
Avocat de 31 ans et habitant le village de Aïnabous, à Naplouse (nord de la Cisjordanie), Mohamed Allan est détenu arbitrairement depuis le 16 novembre 2014.
Il avait entamé, en juin dernier, une grève de la faim ouverte pour protester contre son maintien en détention administrative, sans procès.
Allan a sombré dans le coma vendredi dernier, «et son état de santé s’est gravement détérioré», avait annoncé le Club du prisonnier palestinien (non-gouvernemental).
Mardi, à sa sortie du coma, les médecins ont déclaré que son état était «stationnaire».
La détention administrative est une décision d’emprisonnement sans procès. Cette mesure renouvelable indéfiniment tous les six mois, permet d’emprisonner quelqu’un sans lui notifier de charge. Israël prétend détenir des dossiers classés «secret sécuritaire» à l’encontre du prisonnier faisant l’objet d’une détention administrative.