Hatem Kattou
03 Août 2017•Mise à jour: 03 Août 2017
AA/ Addis-Abeba / Abdo Abdel Karim
L'Union africaine (UA) a exigé, jeudi, une enquête sur le meurtre d'un fonctionnaire de la Commission électorale kenyane, qui a été trouvé mort lundi dernier.
Le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki, a demandé au gouvernement kenyan de mener une enquête complète sur le meurtre de Chris Msando, un responsable en charge de la supervision du système informatique de la Commission électorale kényane et de traduire ses assassins en justice, a souligné l'UA dans un communiqué consulté par Anadolu.
Faki a exhorté le gouvernement kenyan à fournir une protection adéquate à tous les acteurs électoraux afin d'assurer la sécurité et l'intégrité du processus électoral.
Pour lui, les Kenyans méritent des élections «libres, justes et crédibles»
Il a de ce fait invité les candidats et leurs partisans à s'abstenir de tous les actes de violence et d'intimidation susceptibles d’entraver le processus électoral.
Le président de la Commission de l'Union africaine a également demandé à la Commission électorale kenyane et aux autorités de Nairobi de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour que le meurtre du fonctionnaire du HCR n’affecte pas les élections.
Chris Msando a disparu vendredi dernier, avant que son cadavre ne soit retrouvé, lundi, près d’une forêt dans les environs de Nairobi.
Le chef de la Commission électorale, Wafula Chebukati, a assuré que le corps de Msando présentait des «traces de torture».
Chebukati n'a accusé personne de l’incident. Aucune partie n'a revendiqué l’assassinat.
Le 8 août, le Kenya doit tenir une élection présidentielle. Y seront en lice, huit candidats dont notamment le président sortant Uhuru Kenyatta et son adversaire Raila Odinga.