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24 Juin 2021•Mise à jour: 24 Juin 2021
AA / Lubna Kamal
L'Union européenne a imposé, jeudi, des sanctions à des secteurs économiques de Biélorussie, en réponse à ce qu'elle a décrit comme "l'escalade des violations flagrantes des droits de l'homme".
Un communiqué de l'Union européenne indique que "les sanctions comprennent des restrictions sur le commerce des fertilisants à base de potassium, des produits pétroliers, ainsi que des produits utilisés dans le secteur du tabac."
Les sanctions comprennent également "l'interdiction de vendre à la Biélorussie des équipements et des logiciels pouvant être utilisés pour surveiller les appels Internet et téléphoniques."
L'Union européenne a estimé que ces sanctions interviennent "à la lumière de l'escalade des violations des droits de l'homme commises dans ce pays, et de la répression violente de la société civile, de l'opposition démocratique et des journalistes", selon le même communiqué.
Les sanctions de l'Union européenne se sont progressivement durcies depuis qu'Alexander Loukachenko a été reconduit pour un sixième mandat en août dernier, lors d'élections que l'Union a qualifiées de "truquées".
Selon l'agence américaine "Associated Press", les sanctions de l'Union européenne visent à faire pression sur le président biélorusse, après que celui-ci a forcé un avion de ligne à atterrir dans la capitale de son pays, Minsk, pour arrêter le journaliste d'opposition Raman Protacevic le mois dernier.
L'isolement international que subit la Biélorussie s'est accentué depuis le 23 mai dernier, lorsque ses contrôleurs aériens ont informé l'équipage de l'avion "Ryan Air" d'une prétendue alerte à la bombe, avant de le contraindre à atterrir à Minsk et de procéder à l'arrestation de Raman Protacevic, qui se trouvait à bord.
*Traduit de l’Arabe par Mourad Belhaj