AA / Washington / Rabia Iclal Turan
Le président américain Donald Trump a réuni lundi son équipe de sécurité nationale afin d’examiner la dernière proposition de l’Iran, a indiqué la Maison-Blanche.
« Je peux confirmer que le président a rencontré ce matin son équipe de sécurité nationale… la proposition est en cours d’examen », a déclaré la porte-parole Karoline Leavitt lors d’un point presse.
« Je ne veux pas anticiper sur les décisions du président ou de son équipe. Mais je rappelle que ses lignes rouges vis-à-vis de l’Iran ont été établies de manière très claire, tant pour le public américain que pour les autorités iraniennes », a-t-elle ajouté.
Ces déclarations interviennent alors que les efforts diplomatiques s’intensifient pour relancer le dialogue entre Washington et Téhéran, après plusieurs semaines de conflit et l’échec de précédentes négociations.
Le secrétaire d’État Marco Rubio a estimé plus tôt dans la journée que l’Iran était « sérieux » dans sa volonté de parvenir à un accord, tout en soulignant qu’un tel compromis devrait impérativement empêcher Téhéran d’accéder à l’arme nucléaire.
« Nous devons nous assurer que tout accord conclu empêche de manière définitive toute course vers l’arme nucléaire », a-t-il insisté.
Ces propos interviennent alors que, selon des informations de presse, l’Iran aurait proposé de rouvrir le détroit d’Ormuz en échange de la levée du blocus américain et de la fin des hostilités, tout en reportant à plus tard les discussions de fond sur son programme nucléaire.
Washington et Téhéran avaient déjà tenu des pourparlers à Islamabad le 11 avril, sans parvenir à un accord pour mettre fin au conflit déclenché le 28 février.
Ces discussions faisaient suite à un cessez-le-feu de deux semaines négocié par le Pakistan le 8 avril, ultérieurement prolongé par le président Trump.
Ce dernier a par ailleurs annulé le déplacement prévu ce week-end au Pakistan de ses émissaires, Steve Witkoff et Jared Kushner.
Un nouveau cycle de négociations est à l’étude, mais plusieurs points d’achoppement demeurent, notamment la question du détroit d’Ormuz, le blocus des ports iraniens et l’avenir du programme nucléaire de Téhéran.
Près de 20 % du pétrole mondial transite chaque jour par ce passage stratégique, dont les perturbations récentes ont entraîné une hausse des prix de l’énergie ainsi que des coûts du transport maritime et des assurances.
* traduit de l'anglais par Ayse Betul Akcesme