L'UE demande une enquête sur l'agression d'un activiste: Israël refuse
La police avait blessé Jaafar Farah, président de l’association de droits de l’Homme « Egalité »
Abdel Ra'ouf Daoud Abdel Ra'uof Arnaout
22 Mai 2018•Mise à jour: 23 Mai 2018
Quds
AA/Jérusalem/Abdel Raouf Arnaout
Israël a refusé, mardi, la demande de l’Union européenne d’enquêter sur l’agression d’un activiste arabe de droits de l’Homme.
Guilad Erdan, ministre israélien de la Sécurité intérieure, a déclaré à la dixième chaîne de télévision israélienne qu’« Israël est la seule démocratie au Moyen-Orient et n’a pas de leçons de morale à recevoir de la part d’un organisme partial comme l’UE ».
Et Erdan d’ajouter « nous demandons à l’UE de ne pas s’ingérer dans les affaires israéliennes internes ».
L’UE avait appelé, plus tôt dans la journée, dans un communiqué dont Anadolu a eu copie, le gouvernement israélien à lancer une enquête rapide sur les événements de la semaine dernière, dans la ville de Haïfa.
Jaafar Farah, président de l’association de droits de l’Homme « Egalité », avait été blessé lors de ces événements.
Le communiqué de l’UE ajoute que « la défense des droits de l’Homme est une partie intégrante de la politique de l’Union, relative aux droits de l’Homme ».
La police israélienne avait arrêté et agressé nombre de citoyens arabes dans la ville de Haïfa (nord), alors qu’ils protestaient contre le massacre israélien à Gaza.
L’UE a également souligné, dans son communiqué, que les autorités israéliennes avaient annulé le visa professionnel d’Omar Chakir, directeur du Bureau de Human Rights Watch (HRW) en Israël et en Palestine.
L’Union a appelé, dans ce contexte, à revenir sur cette décision.