AA - Bruxelles - Tuncay Çakmak
Les pays occidentaux se préparent à se tourner en masse vers l’Iran pour mener des projets industriels et commerciaux après la levée prévue des sanctions liée à l’accord signé sur le nucléaire iranien.
D’après l’étude réalisée par le correspondant de l’Agence Anadolu, les capitales européennes, telles Berlin, Paris, Londres et Rome multiplient les contacts avec les responsables iraniens pour décrocher les premières places dans la course aux investissements que l’Iran s'apprête à accueillir.
Les secteurs de l’énergie, des transports et des mines sont particulièrement visés par les entreprises européennes et occidentales.
Les puissantes entreprises BP, Shell, ENI, OMV et TOTAL multiplient les démarches auprès des Iraniens pour participer aux projets dans les domaines du pétrole, du gaz naturel, de l’électricité et des réseaux de communications.
D’après les déclarations du ministre iranien du Pétrole, Bijen Namdar Zengene, le pays aurait besoin de 100 milliards de dollars d’investissements dans les cinq années à venir.
Le secteur des mines à lui seul, attend 20 milliards de dollars d’investissements.
Les besoins de l'Iran en aéroports et autoroutes éguisent également l’appétit des grands groupes européens.
Boeing et Airbus se préparent à mener une dure bataille pour gagner le marché des 400 avions que l’Iran a annoncé vouloir acheter.
Le secteur automobile risque également d’être très dynamique.
Peugeot, Renault et Volkswagen ont déjà démarré leurs investissements en Iran.
Sans oublier que l’Iran possède l’une des plus grandes réserves de gaz naturel du monde et est quatrième au niveau des réserves de pétrole.
Juste après l’accord signé entre l’Iran et le groupe P5+1, le 14 juillet dernier, les dirigeants européens se sont précipités pour effectuer des visite à Téhéran. Ainsi, les dirigeants allemands, français, italiens et britanniques ont ainsi, tour à tour, frappé à la porte des dirigeants iraniens.
Les anglais ont même inauguré leur nouvelle ambassade à Téhéran le 23 Août, en la présence du ministre des Affaires Etrangères, Philip Hammond.