Irak: Iyad Allaoui critique la Commission électorale
"L’anarchie au niveau de l’organisation des dernières élections par la Commission a prouvé qu’elle est mal structurée et basée sur le partage politique, loin des normes professionnelles", déclare l’ancien PM irakien.
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22 Mai 2018•Mise à jour: 22 Mai 2018
IraqAA/Bagdad/Ibrahim Salah
L’ancien Premier ministre irakien et leader de l’Alliance nationale, Iyad Allaoui, a mené, mardi, une attaque cinglante contre la Commission électorale indépendante.
Allaoui a indiqué, dans un communiqué dont Anadolu a eu copie, que « les mesures douteuses de la Commission ont vidé les élections législatives de leur teneur».
Le politicien irakien a indiqué que ces mesures « ajoutées à la loi électorale ont mis en doute la légalité du processus électoral, qui constitue la voie des Irakiens vers le changement et la réforme ».
Allaoui a, d’autre part, évoqué les fautes commises par la Commission, dont la non transmission des disques durs, comportant les résultats des votes aux organismes participants.
Il a souligné, dans le même contexte, que la Commission avait tardé à annoncer les résultats des élections.
Le communiqué d’Allaoui soulève, d’autre part, le sujet des appareils de votes et les circonstances de l’opération ainsi que le vote à l’étranger et les doutes qui ont accompagné l’ensemble du processus électoral.
Selon Allaoui, il s’agit d’un cumul de fautes qui nécessitent une position collective sérieuse pour empêcher l’effondrement de l’expérience démocratique et prouver la volonté de réaliser la réforme.
Et Allaoui de poursuivre que « l’anarchie au niveau de l’organisation des dernières élections par la Commission a prouvé qu’elle est mal structurée et basée sur le partage politique, loin des normes professionnelles ».
L’Alliance nationale, dirigée par Allaoui, a obtenu 21 sièges au parlement, dans les élections législatives, tenues le 12 mai courant.
« L’Alliance Saairun », dirigée par Moqtada al-Sadr, a remporté ces élections avec 54 sièges d’un total de 329 sièges au Parlement, suivie par « l’Alliance Fatah », dirigée par Hadi al-Ameri, avec 47 sièges.