AA / Bagdad / Ali Jawad
Un tribunal irakien chargé des affaires de corruption et de blanchiment d’argent a émis, jeudi, un mandat d’arrêt contre Abd Dhiab al-Ajili, ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, selon un communiqué rendu public, jeudi, par Radhi al-Fartoussi, juge au tribunal.
«Le tribunal a émis un mandat d’arrêt à l’endroit d’al-Ajili, conformément à l’article 341 du code pénal portant sur la négligence dans l’exercice des fonctions», lit-on dans le communiqué dont Anadolu a eu copie.
Al-Ajili, qui fait partie de la composante sunnite, a, de son côté, rejeté le mandat d’arrêt émis à son encontre, qualifiant les accusations de «malveillantes».
Il a précisé qu’il «compte recourir à la justice pour faire abandonner les charges à son encontre».
Al-Ajili, qui avait occupé le poste de ministre de 2006 à 2008, a indiqué que «les trois informations judiciaires ouvertes à son endroit depuis près d’une année ont été toutes annulées, et le mandat d’arrêt émis aujourd’hui est fondé sur des intentions malveillantes».
Le tribunal chargé des affaires de corruption avait annoncé, la semaine dernière, enquêter sur 66 accusations de corruption contre des ministres, des vice-ministres, d’anciens et actuels parlementaires et des officiers supérieurs de l’armée.
Le Premier ministre irakien Haydar Abadi avait empêché les responsables impliqués dans des affaires de corruption de quitter le territoire national.
Ils ont été traduits devant la justice quelques heures seulement après l’adoption par le parlement irakien d’une série de réformes en matière de lutte contre la corruption.
L’Irak fait partie des pays les plus rongés par le fléau de la corruption selon l’indicateur de l’organisation «Transparency International».