AA/ Kinshasa/ Fiston Mahamba Larousse/ Heritier Maila
Le conseil de sécurité des Nations-Unies a renouvelé pour un an, jeudi, le mandat de la mission onusienne en République Démocratique du Congo (RDC), Monusco, en réduisant de 10% son effectif, a appris Anadolu de source officielle.
Cette réduction de 2000 Casques Bleus, sur un effectif global avoisinant les 20 000, est consécutive à la "stabilité" qui revient dans certaines régions de la RDC, notamment dans l'Est où la Monusco est essentiellement déployée, renseigne la résolution du Conseil de sécurité, adoptée à l'unanimité.
Toutefois, le retrait des 2000 Casques Bleus ne sera définitif que si de nouveaux progrès se feront sentir dans la démocratisation et la stabilisation du pays, ajoute la résolution.
La prolongation de ce mandat expirant fin mars intervient dans un contexte marqué par des tensions qui ont marqué, depuis plusieurs semaines, les rapports entre la Monusco et Kinshasa, désireuse de voir la mission onusienne, présente depuis 1999 en RDC, entamer son retrait du pays.
Contacté par Anadolu, le ministre de la défense congolais, Aimé Ngoy Mukena, a déclaré que "le gouvernement congolais ne peut pas se prononcer sur cette décisionde l'ONU"
"Cela sera trop tôt car hier [mercredi, ndlr] a démarré la première réunion du dialogue entre Kinshasa et Monusco, à KInshasa pour résoudre les différentes problématiques qui se posent dans le cadre de l'exercice par la Monusco de son mandat" a déclaré Ngoy Mukena.
La conduite des opérations militaires contre les rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), présents dans l'Est du pays depuis de nombreuses années, a notamment laissé place à des différends, après la suspension de la Monusco de sa participation.
La mission onusienne avait exigé de relever du commandemant des opérations deux officiers congolais inscrits sur ses listes rouges pour infractions aux droits humains. Une requête à laquelle les autorités congolaises n'ont pas accédé.