AA / al-Quds / Abderraouf Arnaout
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, a déclaré que «l’échec de leur projet de résolution au Conseil de Sécurité devrait servir de leçon aux Palestiniens et leur apprendre que la provocation et les tentatives d’imposer à Israël des mesures unilatérales n’aboutissent à aucun résultat, bien au contraire ».
Dans une déclaration écrite publiée mercredi et dont Anadolu a eu copie, le ministre a déclaré : «Le mépris des Palestiniens envers les pays qui sont plus importants que la communauté internationale, à savoir en premier lieu les Etats Unis, émane en partie de l’appui que leur manifestent certains pays d’Europe».
«Chaque pays qui désire réellement pousser à une solution au conflit doit se comporter avec responsabilité et montrer aux Palestiniens que la prise de décision ne peut se faire qu’autour de la table des négociations», a ajouté Liberman.
Le ministre a loué les efforts des représentants du ministère israélien des Affaires étrangères qui, selon lui, «ont réussi pour la deuxième fois à faire avorter les projets de résolution palestiniens grâce à une conjugaison des efforts et aux relations diplomatiques qu’Israël a développé en Afrique, au Moyen-Orient et dans l’est et le centre de l’Europe ».
Le Conseil de sécurité des Nations Unies a rejeté, mardi, le projet de résolution palestinien visant à arrêter un calendrier pour mettre fin à l’occupation israélienne des Territoires palestiniens occupés et l’établissement d’un Etat palestinien indépendant.
Au cours de la séance du vote du projet de résolution, les Etats Unis ont utilisé leur droit de véto contre le projet en question, qui a été également étév rejeté par l’Australie.
Huit pays ont voté en faveur du projet. Il s’agit de trois Etats membres permanents du Conseil (Russie, France, Chine), du seul pays arabe qui y siège actuellement, la Jordanie et de quatre autres membres non permanents, en l’occurrence, l’Argentine, le Tchad, le Chili et le Luxembourg.
Les cinq autres pays se sont par ailleurs abstenus de voter. Il s’agit du Royaume Uni, des deux pays africains, le Tchad et le Nigéria, de la Corée du Sud et de la Lituanie.
Déposé par la Jordanie, le projet de résolution palestinien avait besoin d’un vote favorable de neuf membres sur les quinze que compte le Conseil, pour pouvoir être adopté, sans bien sûr le recours au droit de véto de chacun des cinq membres permanents.