AA/Mogadiscio (Somalie)/ Yassin Juma
Trois chefs du groupe armé extrémiste al-Shabab ont été tués en Somalie, ont annoncé, mercredi soir, les autorités.
« Lors d’une opération conjointe, durant la nuit du 29 au 30 décembre, entre l’agence de sécurité nationale somalienne et les Etats-Unis, un chef des renseignements d’al-Shabab, Abdishakur, également connu le nom de Tahlil, a été éliminé » a déclaré, dans un communiqué, l’Agence de sécurité nationale somalienne.
«Deux autres membres d’al-Shabab sont également morts durant l’opération» a poursuivi le communiqué.
D’après le communiqué, l’opération conjointe a été menée dans la ville de Saakow, située dans la région de Jubaland, à environ 320 km de la capitale somalienne, Mogadiscio.
Le Pentagone a confirmé avoir lancé une frappe aérienne surla position d'un haut responsable d’al-Shabab, à Saakow.
Tahlil dirigeait l’unité «d’Amniyat » d’al-Shabab qui comprend les renseignements, les kamikazes et les opérations spéciales.
L’unité serait responsable de l’attaque, le jour de Noël, contre la base Halane de la Mission de l’Union Africaine en Somalie (AMISOM), durant laquelle trois soldats de la paix et un civil ont été tués.
Tahlil avait remplacé le précédent chef des renseignements, Zakariya Hersi, qui avait été arrêté, en fin de semaine dernière, dans un de ses repaires près d’Al Wak.
Hersi a, depuis, été livré par la Somalie aux autorités kényanes.
Bien que le gouvernement somalien n’ait pas divulgué l’identité des deux autres membres d’al-Shabab tués durant l’opération conjointe, une source de l’agence des renseignements somalienne a déclaré à l’Agence Anadolu (AA) qu’il s’agissait de Abu Muhsin Al-Ash’ari et Abdrahman Seylisi, deux autres chefs d’al-Shabab.
Al-Shabab n’a pas commenté ces informations pour le moment.
Le chef du groupe armé, Ahmed Godane, avait été tué, en septembre dernier, par une attaque de drone américain dans le Shebele inférieur.
Créé en 2004, le groupe al-Shabab combat ces dernières années le gouvernement somalien dans l’objectif notamment d’acquérir et de contrôler un important territoire du pays.
La Somalie semblait récemment s’approcher d’une certaine stabilité avec la mise en place d’un nouveau gouvernement et l’intervention des troupes de l’Union Africaine.
Le pays reste cependant toujours en proie aux violences politiques depuis le déclenchement de la guerre civile, en 1991.