AA/Niamey(Niger) /Balima Boureima
Le parlement nigérien, convoqué en session de plein droit lundi, a élu Amadou Amadou du Mouvement national pour la société de développement (dissident du principal parti de l’opposition) au poste de président de l’institution, en remplacement du président transitoire Amadou Salifou, qui avait été élu le 25 novembre dernier.
Salifou, remplaçait pour sa part Hama Amadou, inculpé de supposition de bébés et quia quitté le Niger, le 27 août dernier, pour la France via le Burkina Faso à la suite de la décision du bureau de l’Assemblée nationale d’autoriser son audition par la Justice.
Amadou Amadou, seul candidat au poste, a récolté 72 voix pour, une voix contre et une abstention, sur 113 voix. L'opposition qui a participé à la séance, a néanmoins refusé de voter, invoquant une fois de plus des vices de procédure.
Le 4 décembre 2014, onze députés de l’opposition parlementaire avaient saisi la plus haute juridiction nigérienne pour une « invalidation de l’élection du député Amadou Salifou au poste de Président de l’Assemblée nationale ».
Les signataires estimaient que la candidature d’Amadou Salifou n’avait pas respecté les procédures du dépôt des dossiers de candidature.
Pour la session de droit de ce lundi, les députés de l’opposition tout en acceptant d’y participer, ont voulu contester la procédure de convocation.
« Nous estimons qu’il y a vice de procédure dans la mesure où c’est le 20 novembre que la Cour constitutionnelle a rendu son arrêt constatant la vacance du poste de Hama Amadou. » a estimé Abdourhamane Chégou, député du Mouvement démocratique nigérien (Moden/Fa Loumana, un parti de l’opposition) interrogé par Anadolu.
La session de droit est convoquée en cas de l’Etat d’urgence, pour la prise des mesures exceptionnelles par le Président de la république, en cas de la vacance du poste du président de l’Assemblée nationale si la principale chambre est en intersession.