AA/ Bangui/ Sylvestre Krock
La fin de la transition politique en République centrafricaine (RCA) aura bien lieu le 31 décembre prochain, une échéance intouchable, a affirmé, mardi à Bangui, Hervé Ladsous, Secrétaire général Adjoint des Nations unies.
Un retard dans l'organisation du référendum constitutionnel et des élections générales en octobre prochain a fait planer un doute quant au respect de l'échéance fixée, en août dernier avec une deuxième prorogation, de la transition dans ce pays qui a vécu une guerre civile en 2013 et 2014.
Si les élections seront vraisemblablement reportées, renseigne Hervé Ladsous, Secrétaire général Adjoint des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix, "elles le seront à l'intérieur de l'échéance de fin de la transition", fixée pour le 31 décembre prochain.
« J’avais entendu l’appel de certains partis politiques qui réclament une troisième transition. Je voudrais leur dire, de la façon la plus claire, qu’il n’y aura pas de troisième transition», a-t-il asséné, dans une conférence de presse depuis le siège de la Mission onusienne en RCA, Minusca.
L'autorité nationale des élections (ANE) a récemment fait part, au même titre que d'autres autorités de la transition, de la difficulté de tenir le referendum sur la Constitution et les élections générales, respectivement le 4 et le 18 octobre prochain. Ce constat n'affectera pas, toutefois, la date du 31 décembre, selon Ladsous.
"Toutes les autorités de la transition que j’ai rencontrées m'ont dit avec certitude que les élections seront tenues dans le respect de l'échéance de fin de transition" a-t-il assuré, au bout d'une visite de deux jours à Bangui.
Ladsous prend à témoin certaines avancées permettant le respect de ces délais.
"Le taux d’enregistrement des électeurs est déjà à 61%, nous avons déjà réglé la question de la participation des réfugiés au vote qui est une question extrêmement importante parce qu’il faudrait que les réfugiés, majoritairement constitués de musulmans, puissent participer à la réconciliation nationale» a-t-il indiqué.
Si Hervé Ladsous reconnaît que la situation sécuritaire n’est pas totalement au rendez-vous, il indique que cela n'est pas "de nature à compromettre significativement le bon déroulement des élections".