La majorité des plaintes classées sans suite, Rima Hassan dénonce des accusations infondées
- L’élue conteste toute détention de drogue et affirme que des traces de synthèse proviendraient d’un CBD utilisé à des fins médicales.
Ile-de-France
AA / Paris / Ümit Dönmez
Rima Hassan a publié vendredi un message détaillant sa situation judiciaire, quelques heures avant une conférence de presse prévue à 17h, après une garde à vue liée à des faits d’« apologie du terrorisme ».
Dans ce message diffusé sur le réseau social X, l'eurodéputée La France Insoumise affirme que « toutes les procédures pour lesquelles j’ai été auditionnée jusqu’à présent en audition libre [...] ont été classées sans suite, 13 sur 16 au total », évoquant des plaintes qu’elle attribue en grande partie « au lobby pro israélien en France ciblant [ses] opinions politiques sur le génocide à Gaza et la Palestine ».
Elle précise que plusieurs accusations, notamment liées à un « appel au soulèvement à Sciences po » ou à la « légitimité de la lutte armée à Gaza et sur l’action du Hamas », ont été classées sans suite.
Trois procédures restent ouvertes. L’une concerne « la citation de Kozo Okamoto qui donnera lieu à une audience le 7 juillet », tandis que deux autres auditions récentes portent sur des publications évoquant le Hamas et sur des plaintes déposées par différentes organisations ainsi que par le collectif Némésis.
Rima Hassan indique également que le contenu au cœur de l’un de ces signalements « a été supprimé par ce même collectif étudiant le même jour à [sa] demande ».
Elle revient aussi sur les accusations liées à des stupéfiants. Elle explique que « j’avais sur moi du CBD hier en me rendant à ma garde à vue » et précise que « l’un a été testé conforme à ce qui se vend légalement ». Elle ajoute que le second produit « contenait des traces de drogue de synthèse qui aurait été ajoutée à la résine de CBD », tout en soulignant avoir indiqué aux enquêteurs l’origine de cet achat et que des vérifications sont en cours.
Elle affirme en outre avoir « effectué un test urinaire » qui « a confirmé la seule présence de faible trace de THC dû à la consommation du CBD, ce qui a été confirmé par le médecin ». Elle conteste fermement les informations relayées, déclarant que « toutes les informations qui font référence à la détention de drogues sont fausses et ont été sciemment relayées dans le seul but de me nuire ».
L'eurodéputée Insoumise est connue pour ses prises de positions publiques sur les crimes commis par les autorités israéliennes en Palestine, notamment à Gaza et en Cisjordanie.
