Mona Saanouni
15 Novembre 2017•Mise à jour: 16 Novembre 2017
AA/Beyrouth/Wassim Seifeddine
Le Premier ministre libanais démissionnaire a indiqué, mercredi, qu’il va bien et qu’il sera de retour au Liban comme il avait promis à ses concitoyens.
Hariri a dit sur Twitter : "Je veux réassurer que je vais bien et que je serai de retour à mon cher Liban".
Le tweet de Hariri a été publié quelques instants après les déclarations du président libanais Michel Aoun ayant estimé que Hariri était "détenu et arrêté en Arabie Saoudite ".
Aoun avait indiqué, mercredi dans un communiqué publié par son Bureau, que "rien ne justifie que le président Hariri ne revienne pas après 12 jours. Nous le considérons donc comme étant en captivité et détenu, ce qui est contraire à la Convention de Vienne et à la Déclaration universelle des droits de l’Homme".
La Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques est une convention internationale régissant les rapports diplomatiques entre États, l'immunité du personnel diplomatique, leurs droits et devoirs et l'inviolabilité des ambassades.
Le 4 novembre, Saad Hariri avait annoncé sa démission lors d'une visite en Arabie saoudite, évoquant dans un discours télévisé "un complot pour l'assassiner", et justifiant sa décision par "la mainmise de l’Iran sur le Liban après que Hezbollah ait imposé sa politique du fait accompli avec la force de ses armes".
Aoun avait alors déclaré qu'il n'accepterait pas la démission de Hariri jusqu'à son retour au Liban pour s’expliquer sur les raisons de sa décision.
Dimanche, Hariri avait annoncé dans une interview télévisée qu'il reviendrait au Liban "dans les jours, pas les semaines ou les mois qui viennent", afin de compléter les procédures constitutionnelles de sa démission.
Mardi, deux jours après l'interview, Hariri a eu recours à Twitter pour annoncer "qu’il se portait très bien et qu’il allait revenir au Liban dans deux jours".