Lassaad Ben Ahmed
15 Novembre 2017•Mise à jour: 16 Novembre 2017
AA/Paris/Fatih Karakaya
Une centaine de membres et d’élus du parti La république en marche (LREM), du Président Emmanuel Macron, ont annoncé leur intention de quitter le mouvement le 17 novembre, soit la veille du congrès du parti.
L’information a été rendue publique dans une tribune publiée, mardi, sur le site de la chaîne française France Info Tv.
Selon cette tribune, les militants dénoncent le manque de démocratie au sein même du mouvement.
France Info TV, précise que "les futurs démissionnaires sont pour la plupart de simples adhérents, mais aussi des élus, des animateurs de comités locaux ou encore des référents issus de toute la France".
D’après la tribune, les démissionnaires se surnomment les "100 démocrates" et "dénoncent le manque de démocratie au sein de La République en marche, notamment pour choisir la nouvelle direction du parti".
Toujours selon France Info, parmi les élus, figurent Tiphaine Beaulieu, présidente de la confédération des Marcheurs de la République et Emmanuel Drouin, élu municipal de Segré (Maine-et-Loire).
Le mode d’élection de la direction du parti mis en cause
"Contrairement à ce qui se passe dans d’autres partis, les 380 000 adhérents de LREM ne vont pas voter. C'est un collège d’élus, de ministres, de cadres et 200 militants tirés au sort qui vont désigner les dirigeants. Et il n’y a qu’un seul candidat au poste de délégué général : Christophe Castaner, l'actuel porte-parole du gouvernement», énonce la même chaine.
C’est ce fonctionnement qui serait mis en cause par les démissionnaires qui critiquent le "fait de ne pas pouvoir choisir la direction du parti".
France Info TV, rajoute que "les déçus déplorent aussi le culte de la personnalité autour d’Emmanuel Macron". Ces futurs ex-membres expliquent, dans la même tribune "qu’ils ont le sentiment d’être ignorés".
Selon la même source, "un huissier se chargera d’apporter les lettres de démission à la direction du parti".
Pour rappel, le parti du Président va se réunir le 18 novembre à Lyon, pour élire un nouveau délégué général qui dirigera le parti pendant le mandat d’Emmanuel Macron.