Mona Saanouni
10 Juillet 2018•Mise à jour: 10 Juillet 2018
AA/Beyrouth
Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, a déclaré, mardi, qu'il refuse l'atteinte à ses prérogatives sur la formation du gouvernement.
C'est ce qu'a déclaré Hariri après sa rencontre, mardi, avec le Président du Parlement libanais, Nabih Berri, selon un communiqué rendu public par son bureau de presse
Hariri a souligné qu'il était "sur la même longueur d'onde que Nabih Berri concernant la nécessité de former rapidement le gouvernement", compte tenu de la situation économique au Liban.
Il a considéré qu'il y a "une opportunité en or pour mettre en œuvre le plan approuvé lors de la Conférence économique pour le développement par les réformes et avec les entreprises (CEDRE)".
La capitale française Paris avait accueilli, en avril dernier, la Conférence économique pour le développement par les réformes et avec les entreprises (CEDRE) pour soutenir l'économie libanaise.
"La formation du gouvernement est une priorité pour nous, et nous devons dépasser nos différends pour pour le bien du Liban", a-t-il noté.
"َNous avons également convenu de travailler ensemble pour mener à bien cette formation du cabinet, et nous mènerons dans les prochains jours, une série de réunions avec les parties concernées", a-t-il ajouté.
"Toute la communauté internationale veut que le Liban reste stable", a affirmé Saad Hariri.
Hariri a, par ailleurs, appelé les partis politiques à "se concentrer sur l'intérêt national, pas sur les quotas ministériels" et sur la nécessité de former un gouvernement le plus tôt possible".
Le 24 mai dernier, le dirigeant du parti "Courant du futur", Saad Hariri, avait été reconduit au poste du Premier ministre et chargé de former un nouveau gouvernement, après avoir été proposé par la majorité des députés au Parlement.