Politique

Gabriel Attal qualifie la politique française de « champ de ruines »

- Le président du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale estime que la politique française traverse une période de chaos, refusant toutefois de déclarer sa candidature à l'élection présidentielle de 2027

Ben Amed Azize Zougmore  | 26.01.2026 - Mıse À Jour : 26.01.2026
Gabriel Attal qualifie la politique française de « champ de ruines »

Istanbul

AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore

Le président du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, Gabriel Attal, a estimé ce lundi sur la radio généraliste française RTL, que « depuis la dissolution, la politique est un champ de ruines en France ».

Interpellé par le journaliste sur le caractère paradoxal de ce constat, alors que son parti est au pouvoir depuis 2017, l’ancien locataire de Matignon Gabriel Attal tente de se défendre, estimant vouloir livrer un constat « clinique » de la situation politique telle qu’elle se présente actuellement, indépendamment des responsabilités de son camp.

Au sujet de l’élection présidentielle de 2027, dont l’événement La Nuit de la Nouvelle République, organisé par Renaissance à Paris, pourrait être perçu comme prémices, Gabriel Attal a préféré se montrer prudent. Alors que le ministre de la Justice, Gérald Darmanin a annoncé dimanche sur LCI, songer à 2027, Attal affirme vouloir « d’abord un projet avant un candidat », sans évoquer toutefois de candidature déclarée.

Concernant les prochaines échéances électorales, notamment les municipales, qu’il a présentées comme une étape préalable à la présidentielle, Gabriel Attal a confirmé le soutien de Renaissance à Pierre-Yves Bournazel, estimant que le scrutin s’annonçait incertain et refusant de se prononcer sur d’éventuelles alliances au second tour.

Sur le plan international, Gabriel Attal a défendu un « multilatéralisme lucide et conditionnel ». Il a jugé que la France affaiblissait sa crédibilité lorsqu’elle se limitait à invoquer le droit international sans disposer de leviers pour en assurer le respect. Interrogé sur une éventuelle inspiration des méthodes de Donald Trump, il a rejeté toute comparaison, précisant que ses propos visaient à décrire l’état actuel des relations internationales, dominées selon lui par des rapports de force.

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