Nadia Chahed
09 Avril 2018•Mise à jour: 09 Avril 2018
AA/France/Fawzia Azzouz
Le prince héritier de l'Arabie Saoudite, Mohamed Ben Salmane a été reçu, lundi au Premier ministère français où il a déjeuné avec le Chef du gouvernement Edouard Philippe, au deuxième jour de sa visite officielle en France.
Le Premier ministre français s'est, au terme de cet entretien, félicité sur son compte Twitter d'une "excellente rencontre de travail".
"Excellente rencontre de travail avec le prince héritier d'Arabie Saoudite Mohamed Ben Salmane. Préparation de l'avenir et transformation économique au programme", a noté Edouard Philippe.
Le prince héritier saoudien était arrivé dimanche matin à l'aéroport du Bourget (région parisienne) où il a été accueilli par le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.
Le soir même, il a participé à un dîner avec le président français Emmanuel Macron au musée du Louvre dans la plus stricte confidentialité puisque la rencontre n'avait pas été annoncée et ne figurait pas à l'agenda officiel de Mohamed Ben Salmane ni dans celui du chef de l'Etat français, selon le journal L'Express.
Le programme officiel du prince comprenait la visite, lundi, en présence du Premier ministre français, de la "Station F" définie par son fondateur Xavier Niel comme "le plus grand incubateur de start-up du monde", mais Mohamed Ben Salmane a annulé.
Matignon a indiqué que la visite était reportée, le temps de "progresser sur la définition des projets entrepreunariaux franco-saoudiens avant d'envisager une visite de ce niveau à la Station F qui pourra éventuellement intervenir dans les prochains mois".
Mardi, le prince héritier s'entretiendra avec Emmanuel Macron. Les deux hommes donneront, en fin de journée, une conférence de presse conjointe, avant de dîner ensemble selon l'agenda officiel publié par la présidence française.
La visite de Mohamed Ben Salmane en France vise à préparer l'après-pétrole en Arabie Saoudite en développant les secteurs d'investissements porteurs tels que le tourisme, l'entrepreunariat ou les nouvelles technologies, pour la monarchie dont l'économie est principalement basée sur ses ressources d'or noir comme le souligne le site d'information économique Boursier.