AA/Kinshasa(RDC)/ Tshieke Bukasa
La question du désarmement des rebelles FDLR de la région du Nord-Kivu au nord-ouest de la RDC et leur relocalisation en Province Orientale ont dominé la conférence hebdomadaire des Nations-Unies de ce mercredi au Quartier générale de la Mission à Kinshasa-Gombe.
Selon le général Abdallah Wafy, représentant spécial adjoint de la Monusco(La Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo), ce processus connait des blocages uniquement à cause des éléments des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda( FDLR) qui refusent de concrétiser une promesse qu’ils avaient eux-mêmes faite. «…Sans aucune condition, ils ont décidé de ne plus partir » a martelé le général Wafy.
Face à ce refus manifeste des FDLR, le chef des casques bleus a conclu qu’il revient aux partenaires de ce processus et la Communauté internationale de prendre des décisions à l’endroit de « cette force négative ».
A la question d’un journaliste faisant noter que les FDLR rejettent leur délocalisation pour Kisangani (nord-est) à cause de l’hostilité des autorités de la Province orientale et le flou qui persiste sur un éventuel dialogue interwandais, Abdallah Wafy a répondu que toutes les dispositions ont été prises pour un meilleur transfèrement des combattants ainsi que leurs dépendants, mais ceux-ci ont tout boycotté.
« Je leur ai même dit que j’étais prêt à mettre à leur disposition un hélicoptère pour les femmes et les enfants, ils n’ont pas répondu à l’appel. Ils n’ont pas envie de partir. C’est tout » a-t-il répliqué.
<>, avait indiqué Bazeye Fils La Forge, porte-parole des FDLR, à Anadolu en août dernier .
Déjà depuis plus d'une décennie, le programme de démobilisation de la MONUSCO avait réussi à rapatrier 11 000 anciens combattants FDLR qui ont démarré une nouvelle vie au Rwanda, leur pays d'origine. Quelques 12 000 combattants de ces groupes restent à démobiliser et rapatrier.
Les FDLR sont un groupe rebelle hutu qui contrôle une très grande partie de la province du Nord-Kivu. Opposés au pouvoir du président rwandais Paul Kagamé depuis 1994 ils ont fait de la RDC leur base arrière. Des accusations de participations au Génocide rwandais pèsent sur plusieurs des dirigeants de ce mouvement.