AA/ Abidjan/ Issiaka N’Guessan/Clarisse Bolonga
Le parquet général d’Abidjan a requis, mardi, une peine de 10 ans de prison contre l’ex- Première Dame ivoirienne, Simone Gbagbo, poursuivie avec 82 co-accusés pour «atteinte à la sûreté de l’Etat», a rapporté une correspondante d'Anadolu.
Des peines de prison ferme allant de 14 mois à 20 ans de prison ont également été requises contre d’autres figures de l’ancien régime, à l'instar de Affi Nguessan, l' actuel président du Front Populaire Ivoirien (FPI - principale formation de l'opposition) qui risque une peine de 24 mois.
Pour sa part, Michel Gbagbo, fils de l'ex-président Laurent Gbagbo, qui figure parmi les accusés, devra, si la cour suit le parquet, purger une peine de 5 ans de prison.
Mercredi, l'avocate de Simone Gbagbo, Habiba Touré, plaidera pour sa cliente.
Lundi, l'État ivoirien, seule partie civile dans le procès contre les 83 accusés proches de l'ancien président Gbagbo, a réclamé 2000 milliards de francs CFA, soit 3.4 millions USD, au titre de "réparation civile".
Pour Habiba Touré, ce montant est « fantaisiste, absurde et sans fondement ».
Ces proches de l'ancien régime comparaissent depuis fin décembre dans le cadre d'un procès entré, lundi, dans sa phase de réquisitions, pour "atteinte à la sûreté de l'Etat" lors de la crise politique de 2010-2011 qui a fait 3000 morts selon un bilan de l'ONU.
La crise politique de 2010-2011 opposait l'ancien président Laurent Gbagbo et l'actuel chef de l'Etat Alassane Ouattara, qui réclamaient chacun la victoire.