AA/ Abidjan/ Fulbert Yao
Le processus Désarmement, démobilisation, réinsertion « DDR », lancé en côte d’Ivoire depuis la fin de la crise postélectorale de 2010-2011 a jusque-là permis de désarmer 54.224 ex-combattants, selon une source officielle
« 54.424 ex-combattants sur 64.000 ont été insérés à ce jour, soit un taux de réalisation de 85% », a déclaré, vendredi, Fidèle Sarassoro, directeur général de l’Autorité pour le désarmement, la démobilisation et la réinsertion (ADDR).
S’exprimant lors d’une conférence de presse vendredi à Abidjan, il a ensuite fait remarquer que la structure qu’il préside œuvre à traiter le reste des ex-combattants.
Entre 2002 et 2011, des ex-rebelles avaient pris le contrôle de la partie nord de la Côte d'Ivoire. Ils s’étaient ralliés au président Alassane Ouattara, principal adversaire de l’ancien chef d’Etat ivoirien Laurent Gbagbo, lors du scrutin présidentiel de 2010, suite auquel une crise sécuritaire a éclaté s'étalant jusqu'à 2011, faisant plus de 3.000 morts, selon l’ONU.
Plusieurs groupes d’autodéfense et des mercenaires avaient pris des armes pour défendre leurs leaders. La partie ouest du pays en a payé le lourd tribut, enregistrant plusieurs morts et un grand nombre de déplacés au Libéria.
Le processus « DDR » qui prend fin le 30 juin courant s'est accéléré ces dernières semaines, avec le déguerpissement d’ex-combattants des sites militaires et civils illégalement occupés à Abidjan et à l’Intérieur du pays.
Selon le directeur de l’ADDR, « 3059 ex-combattants ont été démobilisés ». Ils font l’objet d’une resocialisation avant leur insertion, d’après la même source.