AA/Rabat (Maroc)
Le gouvernement marocain a confirmé, vendredi, que l’ex-président burkinabè, Blaise Compaoré, qui a démissionné suite à une insurrection populaire fin octobre, est arrivé au Maroc, en provenance de la Côte d’Ivoire.
Le ministère marocain des Affaires étrangères a déclaré que l’ex-chef d’Etat burkinabè était arrivé, dans la ville de Casablanca, escorté de cinq personnes.
Le ministère a ajouté, dans une lettre adressée au nouveau président par intérim burkinabè, Michel Kafando, que Compaoré et son escorte resteront temporairement au Maroc.
La lettre a, par ailleurs, félicité Kafando au nom du roi du Maroc Mohamed VI, et réitéré le soutien du Maroc à la phase transitionnelle du Burkina Faso d’après l’agence de presse marocaine officielle Maghreb Arabe Presse (MAP).
Un officier de la sécuritaire ivoirien avait déclaré, la veille, à l’Agence Anadolu (AA) que Compaoré avait quitté la capitale administrative de la Côte d’Ivoire, Yamoussoukro, pour Rabat, capitale du Maroc, après une brève escale à Abidjan, en Côte d’Ivoire.
Compaoré a été forcé de quitter la présidence après vingt-sept années de pouvoir suite à un soulèvement populaire provoqué par la proposition d’un amendement de la Constitution national qui aurait permis à Compaoré de briguer un mandat supplémentaire.
L’armée avait nommé, par la suite, le second-en-chef de la garde présidentielle de Campaoré, Isaac Zida, nouveau président par intérim du Burkina Faso.
Cette initiative avait cependant suscité la colère de l’opposition qui a soutenu que l’ancien président avait quitté le pouvoir en raison d’un soulèvement populaire et non pas d’un coup d’Etat militaire.
En début du mois de novembre, l’armée a rendu le pouvoir à un gouvernement civil de transition suite à des pressions de l’Union Africaine (UA), et Kafando, un ancien ministre des Affaires étrangères, a été choisi par un comité composé de vingt-trois responsables pour la majorité civils.