AA/Ouagadougou/ Lougri Dimtalba
14 candidatures, ont été validées pour l'élection présidentielle du 11 octobre au Burkina Faso par le Conseil constitutionnel qui a en revanche exclu de la course le candidat du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), parti de l’ex-président Blaise Compaoré, et tous les anciens ministres de ce dernier chassé du pouvoir par la rue en octobre 2014.
Parmi les 14 noms retenus sur les 24 candidats qui avaient initialement déposés leurs dossiers de candidature, figurent quatre candidats indépendants et deux femmes, selon le décret de la Cour dont Anadolu a reçu copie, vendredi.
Parmi les principaux favoris, figurent l'ex Premier ministre Roch Marc Christian Kaboré (Mouvement du peuple pour le progrès) et le chef de file de l’opposition Zéphirin Diabré (Union pour le progrès et le changement).
Kaboré, ancienne figure du gouvernement Compaoré et dont le rejet de la candidature avait été demandé par le candidat également retenu, Ablasse Ouédraogo (Faso Autrement), est finalement passé entre les mailles du filet.
Initialement, toute personne qui a soutenu le projet de loi de modification de la constitution, en sa clause relative à la limitation du nombre de mandats présidentiel, est automatiquement exclue par la Cour Constitutionnel , hors Kaboré, qui dirigeait le CDP favorable à la modification de l’article 37, avait finalement démissionné du parti de Compaoré pour marquer son opposition au déverrouillage du dit article.
L’ancien ministre des Affaires étrangères sous Compaoré, Djibril Bassolé, et l’ancien ministre des sports Yacouba Ouédraogo, contre qui Ablasse Ouédraogo, (chef de la diplomatie sous Blaise Compaoré) avait également introduit des recours, ont en revanche tous deux été écartés par le Conseil Constitutionnel qui a estimé qu'aucune preuve qu'ils n'ont pas approuvé l'adoption du changement du projet de loi concernant la modification de l'article 37, n'a été apportée.
Des candidats habitués des élections à l’instar du Sankariste, Bénéwendé Sankara, et de l’écologiste Ram Ouédraogo ont également été retenus.
Blaise Compaoré, qui visait à réviser la Constitution afin de pouvoir se représenter pour un nouveau mandat, a été chassé du pouvoir le 31 octobre 2014 par une insurrection populaire après 27 ans au pouvoir.
Un gouvernement de "transition", dirigé par le président Michel Kafando et le Premier ministre Isaac Zida, a été mis en place après la chute de Compaoré en 2014. Il doit prendre fin avec les élections présidentielle et législatives dont le premier tour est prévu le 11 octobre. Plus de 5,5 millions de Burkinabè sont appelés aux urnes, pour élire le président du Burkina Faso et les députés.
La campagne électorale débutera le 20 septembre à minuit et durera trois semaines