AA/Rabat/Mohamed Tahiri
Le vote pour les premières élections municipales, visant à appliquer le modèle de «la régionalisation avancée» au Maroc a lieu ce vendredi.
«Selon les premiers rapports, l’ouverture des bureaux de vote s’est faite normalement dans toutes les régions du Maroc» a fait savoir un communiqué du ministère de l’Intérieur.
Environ 15 millions d’électeurs de 18 ans et plus, sur une population totale de 34 millions de Marocains, sont inscrits sur les listes de ces élections locales, qui ont lieu tous les 6 ans.
Ce scrutin mobilise 34 partis représentant toutes les tendances politiques à l’exception du Parti de la Voie Démocratique (marxiste) et du mouvement Justice et Bienfaisance (islamiste).
Côté candidats, ils sont 130 925, appelés à occuper les 31503 sièges d’élus locaux dans tout le pays. Mais aussi 7 588 candidats aux 678 sièges des 12 Conseils régionaux du pays.
Environ quatre mille observateurs, dont 76 étrangers, ont été déployés par le Conseil national des droits de l’Homme pour superviser le déroulement des élections.
Ces élections bien que locales et régionales, revêtent une grande importance dans le contexte politique actuel du Maroc, si bien que le roi Mohamed VI avait déclaré, dans son discours du 20 aout dernier, que «ces élections seront décisives pour l’avenir du Maroc».
Avec la «régionalisation avancée» les 12 régions du pays devront être les moteurs de l’économie marocaine. Le roi Mohammed VI y voit «le pilier d’un Maroc d’unité nationale et territoriale, de solidarité entre les couches sociales et de complémentarité et d’équilibre entre les régions».
La constitution marocaine de 2011 et l’ensemble des législations qui en découlent accordent aux conseils régionaux et aux collectivités locales de larges prérogatives qui relevaient du pouvoir central.