Raşa Evrensel
03 Février 2022•Mise à jour: 03 Février 2022
AA / Istanbul
Le Cambodge, qui préside actuellement l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN), a annoncé jeudi que cette dernière avait décidé de ne pas inviter le ministre des Affaires étrangères du Myanmar, Wunna Maung Lwin, à sa prochaine réunion.
"Les États membres de l'ASEAN ne sont pas parvenus à un consensus sur l'invitation de Lwin à assister à la réunion des ministres des Affaires étrangères", a déclaré le porte-parole du ministère cambodgien des Affaires étrangères, Chom Sonri, à l'Associated Press.
Les ministres des Affaires étrangères de l'ASEAN doivent se réunir du 16 au 17 février dans la capitale cambodgienne, Phnom Penh.
Sonri a ajouté que "l'ASEAN a demandé au Myanmar d'envoyer un représentant apolitique pour assister à la réunion susmentionnée".
Jusqu'à jeudi midi, aucun commentaire des autorités birmanes sur la décision de l'association, n'a été émis, selon l'agence.
Le porte-parole a noté que la décision de ne pas inviter le Myanmar à la prochaine réunion était due à "la lenteur des progrès dans la mise en œuvre de l'accord en 5 points de l'ASEAN", qui avait été précédemment convenu par tous les membres du groupe, y compris le Myanmar.
En avril dernier, les dirigeants de l'ASEAN ont tenu une réunion à Jakarta pour discuter de la crise politique au Myanmar, en présence du chef du Conseil militaire du Myanmar, Min Aung Hlaing.
La réunion est parvenue à un accord en 5 points sur la crise, comprenant un cessez-le-feu immédiat, ainsi que la création d'une atmosphère propice à un dialogue constructif entre les parties pour la sécurité du peuple du Myanmar et la nomination d'un envoyé spécial pour l'ASEAN.
L'ASEAN est une organisation économique fondée en 1967 dans la capitale thaïlandaise, Bangkok, et comprend 10 pays : Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Brunei, Vietnam, Laos démocratique, Myanmar (Birmanie) et Cambodge.
Début février 2021, les chefs de l'armée du Myanmar ont mené un coup d'État militaire, suivi de l'arrestation de hauts dirigeants du pays, dont le président Win Myint et la chancelière Aung San Suu Kyi.
*Traduit de l'arabe par Wejden Jlassi