Starmer affirme que le conflit avec l’Iran « n’est pas notre guerre », alors que Trump envisage un retrait de l’Otan
- Le Premier ministre britannique insiste sur la désescalade, affirme que le Royaume-Uni œuvre pour la paix et exclut toute implication
Greater London
AA / Londres / Burak Bir
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré que la guerre avec l’Iran « n’est pas notre guerre » et que le Royaume-Uni n’y sera pas entraîné, après que le président Donald Trump a indiqué envisager de retirer les États-Unis de l’Otan.
S’exprimant lors d’une conférence de presse à Downing Street, Starmer a affirmé que son gouvernement « travaille à un rythme soutenu » pour soutenir la désescalade et la paix, tout en reconnaissant que le conflit aura un impact sur l’avenir du pays.
Il a indiqué qu’une réunion organisée cette semaine par la cheffe de la diplomatie Yvette Cooper visera à renforcer la sécurité maritime dans le Golfe.
À la suite de cette réunion, des planificateurs militaires britanniques se réuniront afin d’évaluer comment « mobiliser nos capacités » pour garantir que le détroit d’Ormuz soit accessible et sûr après la fin des combats, a-t-il précisé.
Interrogé sur la nécessité pour la population d’adapter son comportement face à une crise énergétique, Starmer a déclaré que le gouvernement surveille la situation « avec attention ».
« Nous devons avoir des liens plus étroits avec l’Europe » en matière de défense, de sécurité et d’avenir économique du pays, a-t-il affirmé, après que Trump a évoqué la possibilité d’un retrait américain de l’Otan.
« Quelles que soient les pressions sur moi et sur d’autres, quel que soit le bruit, je prendrai toutes mes décisions dans l’intérêt national britannique, et c’est pourquoi j’ai été absolument clair : ce n’est pas notre guerre, et nous ne serons pas entraînés dans celle-ci », a-t-il ajouté.
Les déclarations de Starmer interviennent après que Trump a déclaré au quotidien britannique The Daily Telegraph qu’il envisage de retirer les États-Unis de l’Otan après le refus des alliés de soutenir la guerre contre l’Iran.
