Sommet franco-britannique : nous voulons bâtir des solutions concrètes pour notre avenir
- Les dirigeants français et britannique ont parlé de leur coopération en matière de défense, d’énergie et de lutte contre l’immigration clandestine
France
AA / Paris / Mounir Bennour - Ümit Dönmez
Le 36e sommet franco-britannique s’est tenu ce vendredi, présidé par le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Rishi Sunak à la tête de délégations respectives composées de 7 ministres, autour des questions centrales de coopération qui se posent aux deux pays en matière de défense, de sécurité énergétique et d’immigration clandestine.
« Dans le nouveau contexte international que nous connaissons, dans ce contexte qui place l’Europe , au sens géographique du terme face à des responsabilités nouvelles […] Nous voulons travailler ensemble et nous voulons bâtir des solutions concrètes pour notre avenir », a déclaré le président français à l’ouverture de la conférence de presse tenue dans la capitale française Paris.
Abordant un des axes majeurs du sommet, celui de la défense, Emmanuel Macron a tout d’abord déclaré que « la Russie ne peut gagner cette guerre », mettant l’accent sur l’aide militaire et humanitaire faite à l’Ukraine et les efforts mis en place pour que « cette guerre ne s’étende pas et ne se mondialise pas ».
Sur la question du soutien à l’Ukraine, Macron a fait part de la décision commune « d’actions concrètes ensemble pour la formation de militaires ukrainiens sur des segments opérationnels à haute valeur », tout en plaçant les Ukrainiens « dans la meilleure situation possible pour qu’ils choisissent du moment et des termes d’une négociation ».
Le président français a également fait état de la décision de renforcer les capacités défensives communes de la France et du Royaume-Uni et d’avancer « avec un calendrier ambitieux sur un futur missile antinavire et le futur missile de croisière, sur l’interopérabilité de nos systèmes aériens futurs respectifs et dans des domaines aussi différents que la maîtrise des fonds marins ou des armes à énergie dirigée.
Macron a évoqué des projets énergétiques communs ayant trait au nucléaire et aux énergies renouvelables, avec la volonté d’accélérer la sortie des énergies fossiles, reformer l’architecture financière internationale, soutenir la lutte contre le changement climatique et la défense de la biodiversité.
Il a également exprimé la volonté d’ « avancer de concert » avec le Royaume-Uni dans la lutte contre l’immigration clandestine.
« En 2022, ce sont plus de 1 300 traversées d’embarcation de fortune que nous avons empêché, ensemble, nous avons démantelé 55 filières de criminalité organisée et procédé à 500 arrestations », a fait savoir Macron.
Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a, pour sa part, évoqué dès le début de son intervention les organisations criminelles d’immigrations clandestines qui « ne doivent pas décider qui entre dans notre pays », évoquant une coopération « sans précédent » avec la France pour répondre à ce défi commun.
Rishi Sunak a parlé de la création d’un nouveau centre de détention commun au nord de la France avec un renfort sécuritaire supplémentaire de 500 policiers qui patrouilleront les plages françaises, ainsi que l’usage de drones et technologies de surveillance.
Sur la question énergétique Sunak a déclaré que « la France et le Royaume-Uni travaillent ensemble pour que plus jamais Poutine ou d’autres n’utilisent notre sécurité énergétique pour en faire une arme », et d’ajouter que les deux pays tentent de « faire venir une énergie jusqu’à nos habitations, nos industries, une énergie qui soit sûre, durable et de source fiable ».
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