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Pékin accuse le parti au pouvoir à Taïwan de « manipulation politique » après l’échec du vote de révocation

- Lors du vote de révocation organisé samedi contre des parlementaires de l’opposition à Taïwan, le parti d’opposition Kuomintang (KMT) a remporté une victoire décisive en conservant l’ensemble de ses 24 sièges.

Berk Kutay Gökmen  | 27.07.2025 - Mıse À Jour : 28.07.2025
Pékin accuse le parti au pouvoir à Taïwan de « manipulation politique » après l’échec du vote de révocation

Istanbul

AA/Istanbul/ Berk Kutay Gokmen

La Chine a dénoncé dimanche le Parti démocrate progressiste (DPP), au pouvoir à Taïwan, pour sa « manipulation politique », qu’elle juge « contraire à la volonté du peuple », après l’échec du vote de révocation visant des députés de l’opposition, a rapporté l’agence officielle Xinhua.

Lors du vote de samedi, qui visait à révoquer des parlementaires de l’opposition au sein du parlement taïwanais, le parti d’opposition Kuomintang (KMT) a remporté une victoire décisive, conservant l’ensemble de ses 24 sièges.

Les 24 députés du principal parti d’opposition, le Kuomintang (KMT), visés par des tentatives de révocation, ont tous survécu aux votes, garantissant ainsi que le KMT, avec les députés du Parti populaire taïwanais (TPP), conserve le contrôle de l’opposition au sein du Parlement.

Réagissant aux résultats, Chen Binhua, porte-parole du Bureau des affaires taïwanaises du Conseil des affaires d’État, a accusé le Parti démocrate progressiste (DPP) de poursuivre son objectif d’« indépendance de Taïwan » et de domination politique, en attisant en permanence les tensions politiques, au détriment de la population taïwanaise.

Chen a affirmé que le DPP recourt à tous les moyens pour faire taire les voix dissidentes, instaurer un climat de « terreur verte » et accentuer les divisions sociales, révélant ainsi sa véritable nature : « une fausse démocratie et un véritable autoritarisme ».

Parmi les figures visées par le vote figuraient des élus en vue du KMT, notamment à Taipei et Nouveau Taipei, comme Hung Meng-kai, qui avait obtenu le plus grand nombre de voix aux législatives de 2024. Ann Kao, ancienne maire de Hsinchu et ex-membre du TPP, récemment condamnée dans une affaire de corruption, a également fait face à une tentative de révocation.

Le DPP a nié être à l’origine de ces campagnes de révocation, bien que son chef et président régional, William Lai Ching-te, ait publiquement soutenu certaines initiatives visant à démettre des députés de l’opposition.

Une deuxième série de votes de révocation est prévue pour le 23 août, alors que le DPP espère organiser des élections partielles pour tenter de retrouver sa majorité parlementaire.

Le scrutin est suivi de près, dans un contexte où le DPP a perdu sa majorité l’an dernier et où le gouvernement Lai peine à faire avancer ses réformes. En cas de révocation réussie, une élection partielle devra être organisée dans un délai de trois mois dans la circonscription concernée.

*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir

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