Sorwar Alam,Emre Aytekin,Tuncay Çakmak
18 Décembre 2018•Mise à jour: 18 Décembre 2018
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le directeur de l’organisation non-gouvernementale (ONG) Bureau Euro-Burma, qui défend les droits de l’homme au Myanmar, Harn Yawnghwe, a assuré que "personne ne pourra se défaire facilement de l’accusation de génocide".
Dans des déclarations faites à l’Agence Anadolu, Yawnghwe est revenu sur la décision de la Chambre des Représentants des Etats-Unis, qui a affirmé que les crimes commis par le Myanmar contre les Musulmans Rohingyas entrent dans le cadre de la définition d’un génocide.
Il s’est félicité de cette évolution, assurant qu’elle renforcera l’enquête lancée par la Cour Pénale Internationale (CPI) et le rapport de la Mission d’enquête internationale indépendante des Nations Unies (IIFFM) au sujet des faits imputés au gouvernement du Myanmar et aux forces de sécurité du pays.
Selon Yawnghwe, la décision américaine doit pousser les autres pays à suivre la même voie.
"Personne ne pourra se défaire facilement de l’accusation de génocide", a-t-il estimé.
La décision américaine rappelle la responsabilité de la communauté internationale qui doit empêcher tout génocide.
"Il faut immédiatement agir en faveur des Musulmans d’Arakan. Ils ont besoin de vivre protégé au Myanmar", a-t-il ajouté.
Le 14 décembre courant, la Chambre des Représentants des Etats-Unis a adopté, avec 394 voix pour et 1 contre, une résolution qualifiant de génocide les pratiques de l’armée birmane contre les Rohingyas.
L’IIFFM avait également qualifié, dans son rapport, de "génocide et crimes contre l’humanité" les agissements de l’armée du Myanmar.
En septembre dernier, le Parlement canadien avait lui aussi qualifier de génocide les évènements au Myanmar.