Ekip
08 Décembre 2022•Mise à jour: 08 Décembre 2022
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Les autorités françaises ont condamné « avec la plus grande fermeté » les violences commises par les rebelles du M23 à Kishishe et Bambo, deux localités de l’Est de la République démocratique du Congo où 131 personnes avaient été tuées, fin novembre dernier, selon la mission onusienne, alors que les autorités congolaises donnaient un bilan plus lourd de 272 morts.
« Nous sommes horrifiés par les informations recueillies par la Monusco lors d’une enquête préliminaire faisant état de violences commises les 29 et 30 novembre par le M23 à l’encontre de civils, y compris des femmes et des enfants, dans les villages de Kishishe et de Bambo, à l’Est de la RDC », déclare le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.
Les autorités françaises souhaitent que ces crimes ne restent pas impunis.
La France « condamne avec la plus grande fermeté ces exactions, et le non-respect par le M23 du cessez-le-feu décidé à Luanda le 23 novembre dernier, en présence de dirigeants congolais, rwandais, angolais, burundais et du facilitateur de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) », ajoute le communiqué.
Le M23 a annoncé sa volonté de se retirer des territoires qu’il occupent depuis six mois.
« Nous l’appelons à le faire immédiatement et sans condition », déclare Paris appelant également « tous les groupes armés à cesser immédiatement les combats et à s’engager sans délai dans le processus de désarmement ».
A l’instar des États-Unis et du Conseil de sécurité des Nations unies, la France réclame que « tout soutien extérieur au M23 » cesse.
Les Nations Unies ont confirmé le bilan après avoir dépêché une mission d’enquête préliminaire.
Le M23 est une ancienne rébellion défaite en 2013, mais qui a repris les armes en fin d’année dernière accusant Kinshasa de non respect des accords de paix.
Sa résurgence en mars dernier a provoqué l’escalade entre Kinshasa et Kigali qui s’accusent mutuellement de soutenir les groupes rebelles y compris les FDLR (rebelles rwandais réfugiés dans l’Est congolais).