AA/Rangoun (Myanmar)/ Joshua Carroll
Au moins vingt personnes ont été tuées dans d’intenses affrontements entre l’armée du Myanmar et des milices rebelles dans le nord du pays, a annoncé, jeudi, le gouvernement.
Onze rebelles et neuf soldats du gouvernement ont été tués lors d’affrontements dans les Etats de Kachin et de Shan, proches de la frontière avec la Chine, a indiqué le ministère myanmarais de l’Information, bien que les groupes rebelles aient réfuté les chiffres.
Les troupes du gouvernement se battent contre l’Armée de libération nationale du Ta’ang (TNLA) au Shan, et contre l’Armée d’indépendance du Kachin (KIA) au Kachin.
Les deux armées sont affiliées à divers groupes ethniques qui combattent, depuis des décennies, l’armée du Myanmar pour acquérir plus d’indépendance.
Depuis 2011, les combats ont continué à éclater tout le long des frontières du pays, malgré les efforts du nouveau gouvernement réformiste pour assurer l’application d’un cessez-le-feu national.
Tandis que la plupart des groupes rebelles ont signé le cessez-le-feu avec le gouvernement, la KIA et la TNLA ne l’ont toujours pas fait.
Mercredi, la TNLA a déclaré qu’un de ses membres et neuf soldats du gouvernement avaient été tués durant trois jours de combats, d’après le site internet d’informations The Irrawaddy.
Les médias d’Etat ont, pour leur part, rejeté ces chiffres.