Gamze Türkoğlu Oğuz,Tuncay Çakmak
12 Décembre 2017•Mise à jour: 12 Décembre 2017
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Les autorités de la région de Maungdaw, dans la province d’Arakan au Myanmar, ont fait détruire 16 mosquées.
D’après les informations dévoilées mardi par la télévision "Weekly English News", se basant sur les témoignages de témoins oculaires, 16 mosquées, sur les 17 présentes dans la région de Maungdaw, ont été détruites entre la fin novembre et début décembre.
Les villageois affirment qu’après leurs maisons, ce sont les lieux de culte et les lieux sacrés de la communauté musulmane qui sont attaqués sans que le gouvernement du Myanmar n’intervienne.
La population craint que la dernière mosquée encore debout subisse le même sort que les 16 autres détruites.
La chaîne anglophone a également indiqué qu’un incendie a frappé le 7 décembre le camp de réfugiés musulmans à Pakto, sans donner d’indications sur les conséquences de cet incident.
Par ailleurs, les forces de sécurité du Myanmar ont incendié quatre maisons appartenant à des Rohingyas (Musulmans d’Arakan) dans le village de Napura, affirment les mêmes sources, ajoutant que les objets volés dans les pillages de villages musulmans sont vendus dans les marchés.
De plus, une fillette qui vivait dans le camp de Balukhali au Bangladesh est décédée à cause des mauvaises conditions de vie et par manque de soins.
Depuis le 25 août, l'armée du Myanmar et les milices bouddhistes commettent des actes violents et des génocides contre les musulmans Rohingyas dans l’Etat d’Arakan, faisant des milliers de morts, selon des sources et des rapports locaux et internationaux concordants.
Le 10 novembre, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) avait annoncé que le nombre de réfugiés Rohingyas dans les camps du Bangladesh a franchi la barre des 826 mille.
Le gouvernement du Myanmar considère les musulmans Rohingyas comme étant des "migrants illégaux" du Bangladesh, tandis que les Nations Unies les classent comme la "minorité la plus persécutée du monde".